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L’ex-otage Francis Collomp : les souvenirs, un an après

La1ere.fr est allée à la rencontre de l’ex-otage Francis Collomp, un an après son évasion. Malgré les souvenirs de ses onze mois de captivité, il mène une vie presque normale entre Paris et La Réunion.

Ex-otage d'Ansaru au Nigéria, Francis Collomp s'est évadé le 16 novembre 2013. © La 1ère.fr / capture d'écran
© La 1ère.fr / capture d'écran Ex-otage d'Ansaru au Nigéria, Francis Collomp s'est évadé le 16 novembre 2013.
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Un an après son évasion, Francis Collomp se souvient de chaque détail, de chaque minute de ce 16 novembre 2013. Ce jour-là, après onze mois de captivité au Nigéria, aux mains d’Ansaru (une branche de l’organisation islamiste Boko Aram), il réussit à s’évader et à enfermer son geôlier derrière lui.
 
Son évasion, mais aussi sa captivité et sa prise d’otage, Francis Collomp en garde des souvenirs très précis, mais pas question de parler de séquelle. "Je ne suis pas marqué, je ne me sens pas atteint psychologiquement, j’ai l’impression même que je m’en sors plutôt bien", affirme-t-il après un an de liberté retrouvée.

Accoudé au comptoir d’un bar de Pantin où il a ses habitudes, l’ex-otage sirote une menthe à l’eau entouré de ses amis. "C’est ici ma thérapie, c’est ici que je me sociabilise à nouveau, que j’échange avec les gens, que je retrouve les discussions qui m’ont manqué quand j’étais enfermé. Vous savez, parler à quatre murs c’est vite lassant".
 
Depuis son évasion il y a un an, Francis Collomp reprend ses habitudes dans le café de son quartier à Pantin. © La 1ère.fr
© La 1ère.fr Depuis son évasion il y a un an, Francis Collomp reprend ses habitudes dans le café de son quartier à Pantin.


Des souvenirs sous forme de flashs

 Francis Collomp vit désormais entre Paris et La Réunion, même s’il est plus souvent en métropole pour son emploi. Cet ingénieur de 63 ans a repris son travail sur les éoliennes au sein de l’entreprise Vergnet. Une vie presque normale. " Les quelques coups durs sont souvent liés à l’actualité, avoue-t-il. La décapitation d’un otage, les jeunes filles enlevées au Nigéria, je suis l’actualité et tout ça me révolte. Comment peut-on égorger un homme ? Comment faire ça à des jeunes filles ? Pourquoi laisser des monstres pareils vivre sur terre à l’heure où l’on explore l’univers ? Je m’interroge."  

Et parfois il suffit d’une image, celle d’un otage à la télévision, d’une parole, d’un mot, et les souvenirs reviennent. "Je ne fais pas de cauchemar, c’est plus sous forme de flashs. Des flashs de scènes, de moments précis que j’ai vécu en captivité et qui réapparaissent d’un coup. Heureusement, ça ne dure pas."
 

Travailler pour avancer

 Son studio de la région parisienne, Francis Collomp l’a aménagé en bureau. Sur la table, un ordinateur, des livres et beaucoup de dossiers. "Je travaille 12 à 15 heures par jour. Il y a l’écriture du livre, mon travail d’ingénieur, et des concepts que je vais breveter."  En captivité aussi, Francis Collomp organisait ses journées de manière à ne pas les voir passer.

"Je réfléchissais à un concept de voiture électriques plus performantes, je mettais au point mon plan d’évasion… Cogiter en permanence me permettait de ne pas sombrer, dit-il.  Aujourd’hui, c’est pareil, je continue à travailler, pour avancer, pour ne pas ressasser… Pour vivre."
 
A lire ce dimanche sur la1ere.fr : une interview exclusive de Francis Collomp, son retour à la vie et ses souvenirs un an après.

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