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Le débat autour du navire "le Cosette" se déplace à l'Assemblée

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Alfred Marie-Jeanne
Alfred Marie-Jeanne à l'Assemblée nationale ©Assemblée nationale
L'immersion du Cosette répondait à un "cas de force majeure" a estimé à l'Assemblée le secrétaire d'Etat  en charge des Transports, de la mer et de la pêche Alain Vidalies. Il répondait au député de la Martinique Alfred Marie-Jeanne qui demandait l'ouverture d'une enquête parlementaire.
L'immersion du Cosette n'en finit pas de faire débat. Alors que les autorités viennent d'annoncer avoir mis à la disposition du public et ce pour une durée d'un mois, les rapports d'experts faisant état de sa dépollution avant son immersion, militants, citoyens et associations écologistes ne décolèrent pas.
 

Un débat passionné

Depuis près de cinq ans, le Cosette, un navire sans pavillon de 99 mètres de long était amarré dans le port de Fort-de-France. Le 4 novembre, sur décision préfectorale, le bateau est coulé au large de Saint-Pierre, par 2 700 mètres de fond. Inquiètes sur les conséquences de l'immersion sur l'environnement, soupçonnant le bateau ne de pas avoir été correctement dépollué avant l'opération, deux associations de protection de l'environnement avaient fait part de leur intention de porter plainte contre l'Etat.
En Martinique, le débat continue de prendre de l'ampleur et c'est le député indépendantiste Alfred Marie-Jeanne qui s'en est fait écho à l'Assemblée, nationale.
 

"Gâchis aux conséquences incalculables", pour Alfred Marie-Jeanne

"Ce navire poubelle rejeté par tous les pays du fait de sa dangerosité a été à l'origine de la convention de Bâle sur les mouvements transfrontaliers des déchets et produits nocifs, il a été sabordé face à la baie de Saint-Pierre, ville d'art et d'histoire. C'est une véritable calamité! ", a-t-il dénoncé  ce mardi sous le regard attentif de la ministre de l'environnement Ségolène Royal.  
"En réalité il n'existe pas en Martinique de structure de dépollution pour ce type de navire. Ni désamiantage,  ni élimination des déchets toxiques n'ont été opérés", a poursuivi Alfred-Marie-Jeanne qualifiant l'opération de "gâchis aux conséquences incalculables" et demandant la mise en place d'une enquête parlementaire.
 

"Ce bateau pouvait couler à tout moment"

Dans sa réponse Alain Vidalies, le secrétaire d'Etat  en charge des Transports, de la mer et de la pêche a rappelé les différentes procédures mises en œuvre depuis 2010 dans ce dossier. "Ces dernières semaines, l'état de délabrement avancé du navire (…) a fait apparaître un péril imminent. Ce bateau pouvait couler à tout moment à quai et menacer les installations portuaires", a souligné le secrétaire d'Etat soulignant que le "Cosette ne transportait plus de déchets toxiques depuis 1988".   Le bateau a également été débarrassé "de son carburant, de ses huiles et de ses batteries" avant son immersion, a-t-il précisé affirmant parler sous le contrôle "d'experts indépendants".  
 
Selon Alain Vidalies, le respect des conventions internationales par la France n'est pas remis en question, car il s'agit d'une "force majeure qui a imposé la solution de l'immersion".
 
Voir la vidéo de l'échange entre Alfred Marie Jeanne et Alain Vidalies

 

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