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Le gwo ka bientôt inscrit au patrimoine culturel de l'humanité ?

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les femmes au gwo ka
©Guadeloupe 1ere
Entre le 24 et le 28 novembre, l'Unesco doit sélectionner de nouvelles traditions pour les inscrire au patrimoine culturel de l'humanité. Les musiques et danses représentatives de la Guadeloupe figurent dans sa liste.
L'Unesco va devoir choisir quelles traditions, parfois menacées de dégradation ou de disparition, elle a envie de préserver. Dans sa liste de postulants, on trouve entre autres la poésie chantée du Liban, l'art de la plaisanterie de l'Ouzbékistan, le sauna à fumée de l'Estonie ou encore… les musiques et danses représentatives de la Guadeloupe.
 

Un seul dossier pour la France : le gwo ka

Au total, 46 dossiers ont été examinés par l'institution début septembre, qui en a finalement retenu 32. Parmi ces dossiers un seul a été proposé par la France : le gwo ka.
"A l'origine pratiqué par les esclaves d'origine africaine, le gwoka est aujourd'hui pratiqué et recréé par tous les groupes ethniques et religieux de la Guadeloupe", note l'Unesco dans son rapport. Qualifiant les danses et chants de "symbole d'identité qui renforce la cohésion sociale et le respect mutuel", l'Unesco a également apprécié les mesures de sauvegarde et de transmission de ce patrimoine et a validé son inscription sur la liste représentative du patrimoine culturel de l'humanité.
 

Décision fin novembre

Reste encore à passer le cap suivant : l'inscription au patrimoine culturel de l'humanité qui doit se décider à Paris par le Comité intergouvernemental pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel de l'Unesco. Celui-ci se réunira entre le 24 et le 28 novembre au siège de l'organisation à Paris.
Une inscription hautement symbolique qui se différencie des patrimoines culturels nécessitant une sauvegarde urgente, qui, une fois inscrits peuvent bénéficier de mesures particulières.  
 
 Voir un aperçu de danse et percussions Gwo Ka en vidéo
 

 
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