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Les grandes lignes du projet de rachat de Corsair par Air Caraïbes

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Avion d'Air Caraïbes avant son atterrissage à l'aéroport international de Juliana dans la partie hollandaise de Saint-Martin
Avion d'Air Caraïbes avant son atterrissage à l'aéroport international de Juliana dans la partie hollandaise de Saint-Martin ©STEPHANE FRANCES / AFP
Le groupe Dubreuil, actionnaire d’Air Caraïbes, va présenter son projet de rachat de Corsair, ce jeudi, aux représentants du personnel. Le site La Tribune en révèle déjà les grandes lignes : un rachat à bas coûts, une marque Corsair et des appareils B747 conservés.
"L’ambiance est très moyenne en ce moment chez Corsair, raconte anonymement à la 1ère.fr un employé qui travaille à l’enregistrement des passagers. On craint un plan social. Il y aura forcément des doublons sur des fonctions, tout le monde est inquiet. On se pose beaucoup de questions et on n'a pas de réponse."
Pourtant, des réponses, le site internet La Tribune, en a obtenu. Il révèle, ce mercredi, les grandes lignes du projet de rachat de Corsair qui doit être présenté aux représentants du personnel de Corsair, ce jeudi, par Jean-Paul Dubreuil, président du conseil de surveillance du groupe éponyme et d'Air Caraïbes.

Un rachat à bas coût

Les deux parties ont, semble-t-il, réussi à s’entendre. Selon les informations de La Tribune, il serait question d’un rachat, et non d’une fusion. Ainsi "l’entreprise Corsair et sa marque seraient conservées", d’après le site économique qui indique aussi que "le prix d'acquisition est faible", avançant même "que TUI a mis la main à la poche".
En rachetant Corsair, le groupe Dubreuil, déjà propriétaire d'Air Caraïbes, va prendre la tête d’entreprises "qui pèsent à elles deux près de 850 millions d'euros de chiffre d'affaires, avec environ 2 000 employés, et doté de 12 gros porteurs et 3 ATR", note La Tribune. De quoi concurrencer Air France, dont l’offre est déjà mise à mal par les compagnies à bas coûts sur le court et moyen-courrier.

Harmonisation des horaires et des vols sur les Antilles

Après ce rachat, Air Caraibes et Corsair vont devenir le plus gros acteur sur les Antilles avec plus de 50% de parts de marché (contre 43% pour Air France et 7% pour XL Airways). "L’offre client sera au moins aussi performante que celle d'Air France en raison de l'harmonisation des horaires et du cadencement des vols qui se prépare", écrit La Tribune. Avec Corsair, le groupe Dubreuil va aussi s'ouvrir sur l'Océan Indien, "en mettant la main sur 24% du marché entre la métropole et La Réunion."

Les B747 nécessaires pour la desserte de La Réunion 

En desservant La Réunion, la question des appareils conservés par les deux compagnies est aussi posée. Selon les informations de La Tribune, "les trois Boeing 747-400 de la flotte Corsair seront conservés un peu de temps pour être remplacés à terme par des Airbus A350 ou par des appareils équivalents. En décembre 2013, Air Caraïbes a commandé six A350, livrables entre 2016 et 2022."

Un sureffectif absorbé par la croissance

Enfin, toujours selon la Tribune, "le nouvel ensemble Air Caraibes-Corsair, pourrait augmenter ses capacités de 5% avec une meilleure optimisation de son programme de vols. Une croissance qui serait le moyen d'absorber une partie du sureffectif estimé chez Corsair". Le plan social redouté par les salariés n'est donc pas clairement évoqué, même s'il sera présent dans tous les esprits ce jeudi lors du CE extraordinaire à Rungis au siège de Corsair.