Polémique dans la police : un jeune commissaire Calédonien a-t-il bénéficié d'un passe-droit ?

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Polémique dans la police : un jeune commissaire Calédonien a-t-il bénéficié d'un passe-droit ?
L'Ecole nationale supérieure de police (ENSP) est située dans le Rhônes, près de Lyon. ©PHILIPPE DESMAZES / AFP
L’affaire fait beaucoup de bruit dans la police. Selon le Figaro, un Calédonien, diplômé de l’Ecole nationale supérieure de police (ENSP), aurait bénéficié d’un passe-droit. Dernier au classement de sa promotion, il aurait été affecté à un poste haut placé en Nouvelle-Calédonie.
L’information ne plaît pas dans les rangs des policiers. Un Calédonien, diplômé de la 65e promotion de l’Ecole nationale supérieur de police (ENSP), aurait bénéficié d’un passe-droit. Selon une information du Figaro, il s’est vu réserver un poste, chez lui, en Nouvelle-Calédonie, "après une intervention au plus haut sommet de l'État".

L’administration aurait proposé au Calédonien, pourtant dernier au classement de sa promotion, un poste d'adjoint au chef du service de Renseignement Territorial (ex-RG) en Nouvelle-Calédonie.

Un poste nouvellement créé en Nouvelle-Calédonie

Toujours selon le Figaro, qui cite un syndicat de commissaires, c'est un ancien préfet de l'île possédant "des relations avec les milieux politiques insulaires", qui aurait appuyé cette candidature. Le poste de numéro 2 des ex-RG aurait été nouvellement créé, sur mesure, en Nouvelle-Calédonie. Et cela, avant que la distribution officielle des postes n’ait lieu.

Cette faveur fait grand bruit au sein de la prestigieuse l'École nationale supérieure de police, basée à Saint-Cyr-au-Mont-d'Or dans le Rhône, mais aussi auprès du Syndicat indépendant des commissaires de police (SICP). C’est lui qui dénonce cette dérive dans un communiqué intitulé : "Rupture d'égalité dans les choix de postes de la 65e promotion".

Olivier Boisteaux, le président du syndicat, dénonce l'affectation de ce Calédonien et évoque une "équité républicaine unilatéralement bafouée", toujours selon le Figaro.

Et les autres jeunes commissaires des Outre-mer ?

Olivier Boisteaux dénonce aussi le fait que l’Ecole nationale supérieure de police aurait "incité" les autres élèves à "ne pas s'intéresser au poste". Il rappelle également que les autres jeunes commissaires "issus des Antilles, de La Réunion ou de Polynésie, pour ne citer que ces territoires, n'ont jamais bénéficié d'une telle largesse que d'aucuns qualifient d'ores et déjà de passe-droit".