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Nouvelle-Calédonie : le sénateur UMP Frogier accuse l'Etat de "semer la haine"

accord de nouméa
Pierre Frogier
Pierre Frogier, sénateur de Nouvelle-Calédonie. ©Laura Philippon
Le sénateur UMP Pierre Frogier accuse le gouvernement socialiste de "semer la haine et la discorde" en Nouvelle-Calédonie, se montrant sceptique sur l'intérêt du comité des signataires de l'accord de Nouméa "exceptionnel", prévu le 5 juin.
"Les socialistes ont réussi en Nouvelle-Calédonie à semer la haine et la discorde (...). Ils sont plus sectaires et plus idéologues que jamais", a-t-il asséné sur Radio Nouvelle-Calédonie 1ère. Le sénateur, qui critique toutes les initiatives prises par le gouvernement pour préparer la fin de l'accord de Nouméa (1998-2018), a émis de réserves sur l'opportunité de tenir un comité des signataires sur le sujet sensible du corps électoral pour le référendum d'autodétermination.

Regardez l'interview dans son intégralité sur Nouvelle-Calédonie 1ère :

 

"Il faut prendre le temps"

Claude Bartolone, président de l'Assemblée nationale, avait annoncé la tenue d'une telle réunion à l'issue d'un séjour dans l'archipel fin avril. Le Premier ministre Manuel Valls l'a confirmée la semaine dernière. "Il faut prendre le temps de préparer ce comité. Ce n'est pas en trois semaines que sur les questions sensibles des corps électoraux, on peut travailler de façon approfondie et dans le consensus", a également déclaré Pierre Frogier, président du Rassemblement-UMP. "Je ne suis pas certain que cela débouchera sur quelque chose de positif", a-t-il ajouté, précisant cependant qu'il y participerait.


Le comité des signataires

Le comité des signataires de l'accord de Nouméa (1998) doit être consacré à la modification d'un projet de loi organique sur l'établissement du corps électoral. Les non-indépendantistes réclament notamment l'inscription automatique sur cette liste de tous les natifs de Nouvelle-Calédonie.
 

Tensions à droite

Les déclarations de Pierre Frogier, dont le parti a perdu du terrain aux élections locales de mai 2014, interviennent alors que les tensions à droite ne cessent de s'aiguiser. Le 1er avril, au terme de trois mois de crise, Calédonie Ensemble (centre droit, proche de l'UDI) a obtenu la présidence de l'exécutif local avec l'appui d'une partie des indépendantistes. Le R-UMP et l'Union pour la Calédonie dans la France (UCF) dénoncent "un coup monté avec la complicité de l'Etat socialiste".
 
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