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Privatisation d’Arianespace : Airbus Safran Launchers devient actionnaire à 74 %

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La fusée Ariane
Décollage de fusée au crépuscule ©communication CSG
Un accord a été trouvé sur le transfert des parts du CNES dans Arianespace à Airbus Safran Lauchers (ASL), qui deviendra actionnaire à 74% de la société de lancement européenne. L’annonce a été faite ce mardi par Arianespace à l'occasion du salon du Bourget, à Paris.
La nouvelle était attendue au Salon de l'aéronautique et de l'espace du Bourget à Paris. Dans un communiqué rendu public ce mardi, Arianespace annonce : "Airbus Safran Launchers (ASL) est parvenue à un accord avec l'Etat français et le CNES (Centre national d'études spatiales) concernant le transfert des parts détenues par le CNES dans le capital d'Arianespace".

Airbus actionnaire à 74 %

"Au terme des procédures réglementaires d'approbation et de consultation requises, Airbus (ASL) a ainsi vocation à devenir actionnaire à 74% d'Arianespace", poursuit le communiqué qui précise que "cette transaction doit être finalisée dans les prochains mois au terme des procédures réglementaires de consultation et d'approbation requises".

Airbus Safran Launchers (ASL) est déjà actionnaire à hauteur de 39% d'Arianespace. "Les 26% restant du capital demeurent inchangés", précise Arianespace.

Une étape importante vers Ariane 6

"L'accord intervenu entre Airbus Safran Launchers, l'Etat français et le CNES s'inscrit dans la logique de la refondation de la gouvernance de la filière des lanceurs décidée à Luxembourg en décembre 2014 lors de la conférence ministérielle de l'ESA", a commenté Stéphane Israël, le PDG d'Arianespace. "C'est une étape importante sur le chemin qui doit nous mener à Ariane 6", a-t-il ajouté.

"Cette annonce va permettre, en accord avec les autres actionnaires industriels européens, d'optimiser la filière industrielle jusqu'à l'opérateur de lancement tout en conservant tous les facteurs clés de succès d'Arianespace", a de son côté déclaré Alain Charmeau, président exécutif d'Airbus Safran Launchers, dans un communiqué séparé.

Les objectifs de la nouvelle gouvernance

"La nouvelle gouvernance qui se met en place sur Ariane 6 suite aux décisions prises lors de la Conférence Ministérielle de l'ESA fin 2014, va contribuer à la mise en place d'une filière industrielle à la fois plus compétitive et plus efficace pour tous ses clients", a-t-il ajouté.

"Des synergies opérationnelles accrues seront mises en oeuvre avec Airbus Safran Launchers", selon un communiqué d'Arianespace. "Les efforts de compétitivité engagés par Arianespace et ses partenaires pour faire face à une concurrence redoublée avant même l'arrivée d'Ariane 6 seront poursuivis".

Des suppressions de postes ?

Stéphane Israël, le PDG d'Arianespace, a insisté sur la "nécessité de faire des économies avant Ariane 6", lors d'une conférence de presse. "Avec nos partenaires, nous avons lancé un plan d'économie sur l'ensemble de la filière et nos trois lanceurs", a-t-il ajouté.

Interrogé sur des suppressions de poste, Stéphane Israël a estimé que "la meilleure garantie de l'emploi est la compétitivité" en soulignant que la dynamique initiée dans la filière spatiale européenne représentait un soutien à l'emploi. Il pourra y avoir des "départs non remplacés, nous y travaillons", a-t-il néanmoins estimé.

Arianespace restera une entreprise autonome, son siège social étant basé à Evry, avec un établissement situé en Guyane et des bureaux à Washington, Tokyo et Singapour, précise la société.

La prochaine étape doit être la notification par l'ESA (l'Agence spatiale européenne, ndlr), dans les semaines à venir, du contrat de développement d'Ariane 6 à Airbus Safran Launchers, a rappelé ASL.
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