Le rappeur JoeyStarr refoulé par le Canada

faits divers
Joey Starr
Joey Starr lors du festival de Cannes de 2012 ©LOIC VENANCE / AFP
JoeyStarr a été refoulé par le Canada, mercredi 17 juin. Le rappeur antillais devait se produire aux FrancoFolies de Montréal mais la douane canadienne ne l’a pas laissé entrer sur le territoire. JoeyStarr a réagi sur les réseaux sociaux.
Le rappeur antillais JoeyStarr a été refoulé par la douane canadienne à son arrivée à Montréal, mercredi 17 juin. Il ne pourra donc pas se produire sur la scène des FrancoFolies ce jeudi, annoncent les organisateurs du festival de musique.

JoeyStarr sur les réseaux sociaux

Sur son compte Instagram, le rappeur de 47 ans a publié une photo d'un document d'immigration émis par l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) à son vrai nom, Didier Morville, expliquant qu'il est interdit de territoire canadien "pour grande criminalité".

Le rappeur Joeystarr
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Le motif des douanes

Cet interdit est motivé, selon les douanes, en raison de sa culpabilité "à l'extérieur du Canada d'une infraction qui, commise au Canada, constituerait une infraction à une loi fédérale punissable d'un emprisonnement maximal d'au moins dix ans". Le rappeur a accompagné cette photo d'un commentaire ironique: "Très intéressant comme fonctionnement".

Le rappeur JoeyStarr refoulé par le Canada

Par la suite, il a publié une autre photo à son retour à Paris montrant un avion et une voiture de police. "Maintenant c'est la police française qui s'y met", a noté JoeyStarr sans plus de détails.

Le rappeur JoeyStarr refoulé par le Canada
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Des condamnations dérangeantes

Pionnier du rap en France avec son groupe NTM, JoeyStarr devait se produire pour la première fois aux FrancoFolies québécoises, lors d'une grande soirée hip hop réunissant jeudi soir d'autres DJ. Le concert est maintenu mais l'organisation du festival a proposé de rembourser les billets des plus déçus de l'absence du rappeur, a indiqué l’organisation du Festival.

Le rappeur a été condamné une dizaine de fois en France et a effectué une peine de prison pour violences. Tout début juin, un tribunal belge lui a infligé une peine de 15 jours de prison avec sursis et à 300 euros d'amende pour des "faits de rébellion et outrage envers des policiers".