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Algues sargasses : George Pau-Langevin comprend "l'agacement de la population"

La ministre des Outre-mer l'affirme : l'Etat agit concernant le dossier des algues sargasses qui envahissent les côtes de Guadeloupe et de Martinique. Elle répond à l'agacement de la population et aux critiques des élus. 

© David Ponchelet/la1ere
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  • Par David Ponchelet
  • Publié le , mis à jour le
"J'ai peut-être répondu vivement aux élus", confesse la ministre des Outre-mer, en référence à son intervention il y a quelques jours à l'Assemblée nationale. La ministre avait alors expliqué pourquoi le gouvernement n'avait pas décrété l'état de catastrophe naturelle aux Antilles, malgré la situation, ce qui avait ensuite entrainé de vives réactions, notamment de la part des marins-pêcheurs.

"Je comprends l'agacement"

Ce jeudi 23 juillet, George Pau-Langevin a voulu préciser sa pensée et répondre aux élus pour tenter d'éteindre la polémique. "Je comprends l'agacement de la population. Nous avons bien demandé que l'état de catastrophe naturelle soit déclaré, mais c'est une procédure précise et le ministère de l'Intérieur n'a pas considéré que la situation aux Antilles répondait aux critères précis" définis par la législation.

La ministre annonce aujourd'hui qu'elle a envoyé un courrier à ses collègues de l'Intérieur (Bernard Cazeneuve), de la Santé (Marisol Touraine), et de l'Ecologie (Ségolène Royal) pour retravailler sur le dossier sargasses et les mesures à prendre. "Il faut un vrai plan sargasses, à court, moyen et long termes", dit-elle. 

"L'Etat agit"

"L'Etat ne reste pas sans agir", précise encore George Pau-Langevin qui souligne que 3 millions ont déjà été engagés en Martinique et 3 millions également en Guadeloupe et à Saint-Martin. Il s'agit dans un premier temps de ramasser les sargasses. "C'est l'évidence", poursuit George Pau-Langevin qui explique qu'il faut aussi "faire l'inventaire des dommages". La ministre explique que cela passe nécessairement par une étude scientifique pour évaluer les dommages exacts que les sargasses peuvent causer, et trouver enfin des solutions pour endiguer le phénomène et valoriser les sargasses, par exemple dans l'agriculture.

George Pau-Langevin a donc choisi de faire de la pédagogie pour expliquer l'action de l'Etat à propos des sargasses. La ministre cherche sans ambiguïté a calmer l'impatience et la colère des populations, mais aussi des élus de gauche, à commencer par Serge Letchimy, le président du conseil régional de Martinique.  

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