Deux jeunes Guyanais interpellés à Montpellier avec 900 grammes de cocaïne dans le ventre

trafic de drogue
Drogue cocaïne
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D’après Midi Libre, six personnes ont été interpellées en juin, à Montpellier, pour trafic de cocaïne. Les enquêteurs ont saisi 1,2 kg de poudre blanche et ont arrêté deux Guyanais qui servaient de mules pour transporter la drogue. L'un d'eux avait ingéré plus de 70 ovules de cocaïne.
Le coup de filet aurait eu lieu en toute discrétion le 16 juin dernier à Montpellier, d’après le quotidien Midi Libre qui révèle l’information. Les enquêteurs de la sûreté départementale surveillaient depuis le mois d'avril, un jeune Montpelliérain soupçonné de trafic de cocaïne. Lorsqu’ils sont intervenus, ils ont arrêté six personnes, dont deux jeunes Guyanais qui servaient de "mules" en transportant dans leur ventre des ovules de drogue.

Plus de 70 ovules de cocaïne ingérés

Les policiers ont d’abord saisi 1,2 kg de cocaïne lors de la perquisition, mais il en restait encore 900 grammes à l’intérieur des passeurs guyanais. Le premier, âgé de 17 ans et placé en garde à vue à l'hôpital, a du évacuer plus de soixante-dix ovules de poudre blanche.

Toujours selon les informations de Midi Libre, ce jeune Guyanais voulait venir vivre en métropole avec une partie de sa famille, mais il n’en avait pas les moyens. Un proche du dossier cité par le quotidien local explique qu’il aurait "fait une mauvaise rencontre au Surinam où on lui a proposé un moyen “facile “de gagner de l'argent pour venir ici". Le jeune homme qui ne connaissait pas Montpellier et qui n’avait jamais eu de problème avec la justice, aurait donc ingéré plus de 70 ovules de cocaïne emballée dans du plastique et du scotch.

"Une esclave des temps modernes"

La seconde "mule" est une Guyanaise âgée de vingt ans. Elle aurait pris l'avion jusqu'à Paris avant de rejoindre Montpellier. Cette mère de famille aurait ingéré près de 500 grammes de cocaïne. "Les quantités ingurgitées sont énormes, mais c'est surtout le processus qui inquiète : c'est l'exploitation de la misère humaine, c'est une esclave des temps modernes", déclare son avocat Maître David Mendel, joint par La1ère.fr. "De plus, cette femme est aujourd'hui sans nouvelle de ses enfants toujours en Guyane. Sa situation humanitaire est déplorable".

Les deux Guyanais ont été incarcérés. La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Montpellier a refusé, vendredi 24 juillet, de les remettre en liberté. L'enquête devra déterminer l’ampleur du trafic et l’identité du fournisseur de cocaïne en Guyane. L'an dernier, 163 passeurs ont été arrêtés à l'aéroport de Cayenne en Guyane et 65 pour le seul premier trimestre 2015.

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