MH370 : l’enquête avance sur la provenance du débris d’avion de La Réunion

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MH370
Images des débris retrouvés à La Réunion en juillet 2015. ©REUNION 1ERE
Alors que de nouveaux débris se sont échoués à La Réunion, la pièce d’avion découverte à Saint-André part à Toulouse où elle sera expertisée mercredi. Les indices convergent vers le vol MH370. La1ère.fr fait le point sur l'avancée de l'enquête.
L'enquête avance pour tenter de déterminer la provenance de la pièce d'avion et des autres éléments échoués à La Réunion. La Malaisie annonce, ce vendredi, que le numéro retrouvé sur le débris d'avion "confirme qu'il s'agit d'un Boeing 777". Il pourrait bien provenir du vol MH370 de la Malaysia Airlines. La1ère.fr fait le point.


► De nouveaux débris découverts à La Réunion

Deux bouteilles, une de détergent et une autre d'eau minérale, ont été retrouvées ce vendredi à Saint-André, dans l’Est de La Réunion, à proximité du lieu de découverte du débris d’avion. Des inscriptions en indonésien sont visibles sur l’une d’elle. Hier déjà, un reste de valise rouillée et éventrée avait été découvert. Le parquet de Paris annonce qu'il sera rapatrié à Pontoise (Val d'Oise) pour être examiné à l'institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN). Suite à ces découvertes, un hélicoptère a survolé la zone et un bateau de la marine a effectué des recherches sur le littoral de Saint-André, mais aucun autre débris n’a été repéré en mer.


► L'expertise de la pièce d’avion débutera mercredi

Le fragment d'aile d'avion, entreposé près de l’aéroport Roland Garros, à La Réunion, part ce vendredi soir pour la métropole où il sera acheminé au centre DGA Techniques Aéronautiques (DGATA), à Toulouse. Le parquet de Paris a annoncé que "l'expertise du fragment d'aile débuterait mercredi" prochain.

Le centre DGA est un laboratoire d'analyses, expert dans les investigations techniques après des accidents d'avion et dépendant du ministère de la défense. Par ailleurs, une équipe malaisienne, dont des représentants des ministères des Transports, du département de l'aviation civile et de Malaysia Airlines, est en route vers Toulouse. Une seconde équipe est déjà à La Réunion.


► Les indices convergent vers le MH 370

La Malaisie annonce, ce vendredi, que le numéro partiel retrouvé sur le débris d'avion "confirme que l'objet provient d'un Boeing 777". "Je crois que nous nous rapprochons de la résolution du mystère du MH370", a déclaré le vice-ministre malaisien des transports.

 

Pour le directeur du Bureau australien de la sécurité des transports, qui dirige les opérations de recherche du MH370 dans l'océan Indien, les derniers doutes devraient être levés "dans les prochaines 24 heures". Des experts ont déjà estimé, au vu de son apparence et du manuel de maintenance d'un Boeing 777, qu'il pourrait s'agir d'un flaperon, un volet bordant les ailes d'avion.

MH370 : L'enquête avance
Des experts ont déjà établi le lien entre le numéro de la pièce et le manuel de maintenance d'un Boeing 777. ©Aircraft maintenance manual Boeing 777

 

► Vers la localisation de la zone du crash ?

Selon Joël Sudre, un expert océanographe, des débris de l'appareil ont pu dériver de l'ouest de l'Australie jusqu'à La Réunion au gré du Courant équatorial sud (SEC). Dans un tel scénario, des images satellite de ce courant maritime peu profond pourraient permettre de localiser "en quelques jours" la zone du crash.

Le vice-Premier ministre australien, Warren Truss, a lui reconnu, ce vendredi, que le débris "pourrait être une pièce matérielle très importante", tout en estimant qu'il était "presque impossible" de retrouver l'épave principale à partir de cet élément. Selon Warren Truss, "les caprices des courants rendent une modélisation inversée presque impossible". "Je ne crois donc pas que cela nous aide beaucoup à localiser l'avion", a ajouté le vice-Premier ministre australien.


► La douleur des familles

L'annonce de la découverte du fragment d'aile a suscité une vive émotion parmi les proches des disparus. "Tout a de nouveau recommencé, regarder constamment le téléphone portable dans l'attente de nouvelles", a déclaré l'épouse du chef de cabine, Patrick Gomes. Si le débris provient bien de l'avion, "notre deuil commence vraiment", a confié le Français Ghyslain Wattrelos, qui a perdu sa femme et deux de ses enfants.