MH370 : les enquêteurs réunis à Paris avant l'analyse du débris

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Débris d'avion retrouvé à la Réunion : un reste du vol MH370 ?
Ce débris d'avion a été retrouvé mercredi dernier sur le littoral de Saint-André, à La Réunion. ©Jean-Régis Ramsamy (Réunion 1ère)
Juge, gendarmes et experts aéronautiques français et malaisiens se sont réunis ce lundi, au palais de justice de Paris. Cinq jours après la découverte d'un fragment d'aile de Boeing 777 à La Réunion, l’objectif est de coordonner leur action dans l'enquête sur la disparition du vol MH370.
Arrivée au palais de justice de Paris vers 14h30, la délégation malaisienne dirigée par le directeur général de l'aviation civile et composée de quatre autres personnes, représentant la Malaysia Airlines et la justice malaisienne, a quitté les lieux peu après 16h30, sans faire de commentaire, selon les journalistes de l'AFP sur place. 

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Durant près de deux heures, ils se sont entretenus avec un des trois juges français chargés de l'affaire, des enquêteurs de la gendarmerie des transports aériens et des représentants du Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA). Ensemble, ils devaient faire le point sur la découverte à La Réunion du morceau d'aile d'avion, et sur celle des morceaux d'une valise, expertisée dans un laboratoire de la région parisienne.

Ils devaient également évoquer les modalités de coopération judiciaire. La justice française s'est en effet saisie de l'affaire car quatre des victimes sont françaises.

Le flaperon analysé à partir mercredi

Le flaperon, le morceau d’aile découvert à La Réunion est arrivé samedi en métropole. Il sera analysé à partir de mercredi après-midi, dans un laboratoire militaire près de Toulouse. Les résultats pourraient déterminer s'il s'agit d'un morceau du Boeing 777 du vol Malaysia Airlines 370 disparu mystérieusement le 8 mars 2014 avec 239 personnes. La trace de ce vol Kuala Lumpur-Pékin avait été perdue au-dessus de l'océan Indien après qu'il eut bifurqué de son plan de vol pour une raison non élucidée.

Seule certitude pour l'instant : le fragment d'aile est bien celui d'un Boeing 777. "Ça a été vérifié par les autorités françaises avec le constructeur Boeing, le NTSB américain (l'agence de sécurité des transports, ndlr) et l'équipe malaisienne", a confirmé le ministère malaisien des Transports.

MH370 : les enquêteurs se réunissent à Paris avant l'analyse du débris
Le débris d'aile retrouvé à La Réunion est arrivé, samedi, à Toulouse pour y être expertisé. ©ERIC CABANIS / AFP

Une équipe de Boeing à Toulouse

La piste du MH370 est donc plus que jamais relancée : aucun autre accident aérien n'a impliqué ce type d'appareil dans cette région du monde. L'avionneur américain Boeing va d'ailleurs dépêcher une équipe "technique" pour participer à l'expertise à Toulouse en compagnie de représentants français, malaisiens, chinois et américains. 

De puissants microscopes

"La pièce sera expertisée avec les moyens modernes physiques et chimiques et notamment avec un microscope à balayage électronique qui peut grossir jusqu'à 100.000 fois, afin de comprendre les ruptures locales de la pièce", comment elle a été abîmée, explique à l'AFP Pierre Bascary, ancien directeur des essais à la Direction Générale de l'Armement (DGA).

"Ne pas s’attendre à des miracles"

Mais au-delà de l'identification du vol, les analyses ont peu de chances de dessiner le scénario de la catastrophe, estiment des experts. "Il ne faut pas attendre des miracles de cette analyse", insiste l'ancien directeur du BEA Jean-Paul Troadec. Pour tirer des conclusions, il faudrait que "la pièce soit au centre de l'accident, les chances sont assez faibles", estime également Pierre Bascary. Avec ces "deux m2 d'avion", "ça va être très difficile d'avoir des certitudes".
Maurice mobilise des moyens de recherches
"La police mauricienne déploiera tous les moyens aériens et maritimes dont elle dispose pour retrouver d'éventuels débris du Boeing 777 de Malaysia Airlines dans la région cotière de l'île", a annoncé, lundi, le Premier ministre suppléant mauricien, Xavier-Luc Duval. "Nous avons répondu positivement à une demande du gouvernement de la Malaisie".

Un navire des garde-côtes a quitté Port-Louis ce lundi matin et un deuxième navire est prêt à intervenir rapidement si besoin. Des équipements appropriés et des plongeurs ont également été mobilisés. Les deux avions dont dispose la police survoleront la côte alors que les hélicoptères restent en attente. Plaisanciers et pêcheurs se trouvant dans la région ont aussi été sollicités pour informer la police de la découverte éventuelle de débris en mer.