Les niches sociales Outre-mer dans le viseur, selon Les Echos

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Les négociations sur le décret Lurel se sont déroulées à Bercy dans une atmosphère sereine
Le ministère de l'Economie et des Finances ©DP
Selon le quotidien économique, le ministère des finances envisage de raboter les exonérations de charges sociales dont bénéficient les entreprises Outre-mer. 
Selon un rapport de l'Inspection des finances remis en août au gouvernement, pour faire des économies budgétaires, l'Etat doit rogner certaines niches sociales, notamment celles consacrées aux exonérations territoriales, considérées comme coûteuses et peu efficaces. Le quotidien économique Les Echos désigne sans ambiguïté les exonérations dont bénéficient les entreprises implantées Outre-mer.

992 millions d'euros

Selon le rapport de Bercy, cette niche sociale coûte chaque année 992 millions d'euros à l'Etat. En théorie, le dispositif mis en place en 1994 et réformé en 2003 doit permettre de favoriser l'embauche, dans des départements et collectivités très fortement frappés par le chômage. Le rapport insiste sur le fait que le taux de chômage reste très élevé Outre-mer. En clair, il laisse entendre que les niches sociales ne sont pas efficaces.  

Un plafond élevé

L'Inspection des finances insiste particulièrement sur le fait que les entreprises ultramarines peuvent bénéficier d'une réduction des charges sociales pour des salaires très élevés : jusqu'à 5 600 euros mensuels. L'une des solutions envisagée pour raboter cette niche sociale serait d'abaisser le niveau de salaire maximal donnant droit à des exonérations.
   
Ce n'est pas la première fois que Bercy plaide pour une réduction des niches sociales Outre-mer. En 2013, un précédent rapport pointait déjà du doigt ces niches. Sur le budget 2014, le coup de rabot sur cette niches sociale s'élevait à 90 millions d'euros.