Nouvelle-Calédonie : Glencore restructure, mais sanctuarise l'usine de nickel du Koniambo

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Nouvelle-Calédonie : Glencore
Cathodes de nickel sud-africain dans un entrepôt ( warehouse ) du LME ©AJ
La multinationale du négoce des métaux industriels (cuivre, nickel, aluminium, cuivre, étain, plomb) cotés sur le London Metal Exchange (LME) prend des mesures pour réduire son endettement. Son "usine du nord" calédonienne n'est pas concernée.
Une matière première (ou commodity en anglais) est un minerai naturel à l’état brut ou ayant subi une première transformation. Touché par la baisse des prix des matières premières, Glencore prend des mesures pour diminuer son endettement. Le géant mondial du négoce des métaux veut réduire sa dette.

Les mesures d'économie envisagées se chiffrent à 7,7 milliards d'euros. Du côté opérationnel, pour ses actifs miniers et industriels, Glencore va réduire ou stopper ses activités dans le cuivre en République démocratique du Congo et en Zambie.

Glencore préserve l'usine du Nord

Interrogé par La1ère sur la situation de l'usine de nickel du Koniambo ( KNS ) en Nouvelle-Calédonie, un responsable de Glencore affirme qu'elle n'est pas concernée par cette revue des activités : " les négociations, sur un certain nombre de transactions stratégiques qui généreront des revenus pour le groupe excluent l'usine calédonienne". Et notre interlocuteur de réaffirmer que Glencore n'a jamais exclu de reconstruire le second four de l'usine dont le groupe suisse partage la propriété avec les indépendantistes calédoniens de la SMSP.

Le contexte général du nickel

L'évolution des prix à trois mois du nickel n'indique pas dévolution significative. La fête nationale chinoise qui est traditionnellement chômée a entraîné une baisse d'activité des usines et donc des commandes de nickel pour l'industrie de l'acier inoxydable.

L'analyste Triland Metals constate cependant une légère diminution des stocks de la bourse des métaux de Londres : "l'intervention d'investisseurs institutionnels et privés tentés par les prix attractifs du métal est un premier signal positif". Sans toutefois modifier, pour le moment, l'horizon des cours du nickel qui reste plombé autour de 10 000 dollars la tonne contre 50 000 dollars dans les années fastes.
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