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L’autorité environnementale recommande au port de Guadeloupe de revoir sa copie dans un contexte de changement climatique

L’autorité environnementale a rendu un avis concernant le projet stratégique 2014-2018 du grand port maritime de la Guadeloupe. Elle l’avait fait sur des projets équivalents en Guyane et à La Réunion. Pour la Guadeloupe, elle préconise de préciser sa stratégie en cas d’inondation. 

Vue du Grand port de la Guadeloupe prise en juin 2013 © DR
© DR Vue du Grand port de la Guadeloupe prise en juin 2013
  • Par Cécile Baquey
  • Publié le
L’autorité environnementale a été crée en 2009. Cette structure étatique rend des avis publics sur des grands projets de travaux publics tels que des tracés d’autoroute, la construction d’une ligne ferroviaire ou un port. Ces avis portent sur les impacts sur l’environnement de ces grands travaux. Le projet stratégique 2014-2018 du grand port maritime vient d’être décortiqué par l’Autorité environnementale. La1ère a consulté cet avis en ligne et a noté un point particulièrement intéressant.
 

Le changement climatique

L’Autorité environnementale recommande au grand port maritime de Guadeloupe de « préciser sa stratégie en matière de risque de submersion marine, notamment dans un contexte de changement climatique ». Frédéric Cauvin, rapporteur de l’Autorité, joint par La1ère explique : « nous aurions aimé en savoir plus.  Il y a des stratégies qui peuvent être présentées. Ici pas de projet de digue. D’autres choses peuvent être faites comme surélever des bâtiments ou encore des stratégies de repli ».

Cyclones modifiés et élévation du niveau de la mer 

Dans son avis sur le projet de Grand port en Guadeloupe, l’Autorité environnementale ajoute : « le risque de submersion marine est un enjeu majeur qui devrait faire l'objet d'une stratégie clairement définie, dans un contexte où les caractéristiques de phénomènes extrêmes tels que les cyclones sont susceptibles d'être modifiés du fait notamment de l’élévation possible du niveau de la mer ». Rapport complet à lire ci-dessous:
 


Les grands ports de la Guyane et de la Réunion

Les élus n’ont aucune obligation de réagir à cet avis. Le maître d’ouvrage n’est pas non plus obligé de suivre les recommandations de l’autorité environnementale ou d’y répondre. Quant aux associations, ou le public, elles peuvent consulter en ligne le dossier. L’Autorité environnementale s’est aussi penchée en janvier dernier sur le projet stratégique 2014-2018 du Grand port maritime de Guyane, et en septembre 2014 sur celui de La Réunion. Dans les deux cas, la prise en compte des risques naturels est jugée peu précise par l’Autorité.  
 

Risques naturels

Pour le projet stratégique du port de La Réunion, l’Autorité recommande « de compléter l’état initial par une cartographie du niveau d’aléa mouvement de terrain et par la présentation du risque tsunami et, le cas échéant, des dispositifs de détection ou d’alerte existants ». Concernant la Guyane, l’Autorité environnementale préconise « de compléter le chapitre du rapport environnemental relatif aux risques naturels et de préciser la nature des risques et leur aléa sur le domaine portuaire ». L'organisme public doit prochainement se pencher sur le projet stratégique du port de la Martinique. 

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