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Eramet-SLN toujours en hausse à Paris

Les cours du nickel, mais aussi du cuivre et du zinc ont progressé cette semaine à Londres et à Shanghaï. Une bonne nouvelle pour l'industrie minière et métallurgique calédonienne.

Métallurgiste européen dans une usine de nickel © Photo Alain Jeannin
© Photo Alain Jeannin Métallurgiste européen dans une usine de nickel
  • Par Alain Jeannin
  • Publié le , mis à jour le

Nickel

Vendredi 9 octobre, le nickel consolidait ses positions au dessus de 10 200 dollars la tonne. Surtout, la baisse des stocks mondiaux a bel et bien commencé dans les entrepôts mondiaux du LME. Une baisse concrète de plus de 10 000 tonnes de métal, la première depuis un an à la Bourse des métaux de Londres (LME). Pour Stephen Briggs, expert et analyste du nickel à la City : " C'est un signe vraiment encourageant mais pas encore suffisant. Les stocks devront encore baisser de 150 000 tonnes, on est encore loin du compte". Néanmoins, quelque chose est en train de changer dans la perception du marché des métaux : " la chute des matières premières est sans doute terminée, nous avons atteint le point le plus bas " conclut Stephen Briggs.


Eramet-SLN

Ce possible retournement de tendance est un signe évidemment positif pour les producteurs de matières premières, dont Glencore et Eramet, le seul groupe français du secteur. Avec sa filiale calédonienne SLN qui produit à Nouméa un alliage recherché de ferronickel, indispensable à l'acier inoxydable, Eramet progresse de 29,5 % sur cinq jours à la Bourse de Paris et de 2,5 % pour la seule journée de vendredi. 

Pour l'analyste Triland Metals: " le nickel montre une progression encore modeste mais bien réelle". Dans ce contexte nouveau et beaucoup moins pessimiste pour l'industrie minière, il sera intéressant d'entendre l'avis des participants au séminaire du LME qui se tiendra à Londres la semaine prochaine.

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