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Virus Zika : la Guyane "en phase de pré-épidémie"

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© AFP
Dix cas de Zika ont été confirmés en cinq jours. Christian Meurin, de l'Agence régionale de santé alerte sur une situation qui devient "inquiétante" à l'approche de la saison des pluies.
La Guyane est en "phase de pré-épidémie" concernant le virus Zika, a déclaré mardi le directeur de l'Agence régionale de santé (ARS) Christian Meurin. Dix cas de Zika ont été confirmés en cinq jours dans ce département d'Amérique du Sud. "Il s'agit tout d'abord de neuf cas importés du Suriname qui a affecté des personnes de Kourou en voyage professionnel dans ce pays (...) fin novembre/début décembre", a expliqué Christian Meurin.
 
Selon ce dernier, au sujet de ces cas importés "le premier cas a été confirmé jeudi 17 décembre, les autres vendredi et samedi derniers". Par ailleurs, deux premiers cas autochtones ont désormais été confirmés en Guyane, "l'un concerne une personne de Rémire-Montjoly, près de Cayenne, l'autre une personne de Saint-Laurent du Maroni (frontière du Suriname)", a poursuivi Christian Meurin.
 

"Cas inquiétants"

"Il s'agit bien cette fois de deux cas de contamination autochtone", a précisé M. Meurin Cette addition de cas confirmés en moins d'une semaine est inquiétante selon le directeur de l'ARS : "D'abord parce que dans le cas du virus Zika (...) 60 à 80 % des personnes infectées ne développent ni fièvre ni symptômes. Sa traçabilité est donc beaucoup plus complexe que celle du chikungunya, virus pour lequel, le taux de personnes touchées ne présentant pas de symptômes est estimé de 20 à 30%. Ensuite, la Guyane entre en saison des pluies (...) ce qui favorise la prolifération des moustiques vecteurs de ce virus".
 
Le Zika, comme la dengue et le chikungunya, est une maladie transmise par les moustiques du genre Aedes, notamment Aedes aegypti très répandu en Guyane. "Nous sommes en phase de pré-épidémie, le virus circule et, pour toutes les raisons évoquées, cela fait craindre un passage assez rapide en phase d'épidémie", ajoute le directeur de l'ARS. Sur La1ere.fr, Marisol Tourraine, ministre de la Santé, a appelé à une mobilisation de tous pour éviter que le virus ne se répande davantage. 
 
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