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Cours du nickel : La City critique -un peu- le soutien du gouvernement français à la SLN calédonienne

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Trader du Nickel London Metal Exchange
Trader des métaux et du nickel au London Metal Exchange ©Alain Jeannin
Vendredi, le cours du métal était en hausse de 2,50%. Comme une légère éclaircie dans un ciel toujours incertain. Le nickel a perdu 4% sur la semaine et près de 7 % sur un mois. Il vaut moins de 8 000 dollars la tonne.

Incertitudes au LME

Les semaines se suivent et se ressemblent au London Metal Exchange, l'ambiance est toujours morose. Les analystes de Citigroup, la banque américaine d’investissement dans les matières premières, s’interrogent. Ils se demandent si la prévision d’un nickel à 13 000 dollars la tonne en 2016 ne va pas être revue à la baisse. 

Car l’évolution du cours du métal est de plus en plus associée à celle du cuivre, moins cher, ce qui n’est pas bon signe.
 « Le marché attend des décisions venant d’Australie, des fermetures d’usine. La décision du gouvernement français de soutenir la SLN est une bonne chose pour la Nouvelle-Calédonie, mais ici à Londres, elle est perçue négativement par les Traders », précise David Wilson qui analyse le marché du nickel.

Son voisin londonien, l’investisseur Triland Metals, confirme : « Les acheteurs sont en retrait sur le nickel alors que les prix baissent, pourquoi ? Ils attendent de voir qui va cesser de produire, ils ne veulent pas acheter à des entreprises qui pourraient faire faillite


Tensions sur le marché

Un des grands producteurs mondiaux de nickel, Anglo American, envisage lui aussi une nouvelle dégradation des prix du métal. D'autant que de mauvaises nouvelles proviennent de la seconde banque d'investissement helvétique. Crédit Suisse, dont les analystes évoquaient récemment la situation de l'usine Goro-Nickel de Vale en Nouvelle-Calédonie, se trouve à son tour en difficulté. Elle a beaucoup investi, et perdu, dans le secteur des matières premières.

 

 
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