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Eramet apporte 150 millions d’euros pour soutenir le nickel calédonien et la SLN

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Alliage de fer et de nickel SLN25 - Eramet pour la production de l'acier inoxydable. ©Alain Jeannin
A l’issue d’un conseil d’administration d’une longueur inhabituelle, en raison de l’effondrement du prix du nickel, le conseil d’administration du groupe minier et métallurgique français Eramet a réaffirmé son soutien à sa filiale calédonienne, la SLN.

Il fait nuit et froid à Paris. Philippe Gomes, le député de la deuxième circonscription de la Nouvelle-Calédonie, sort tout juste de la réunion du conseil d’administration d’Eramet. Durant 4 heures, les débats ont été intenses au siège du groupe minier français. Le plus important a été obtenu. Les administrateurs d’Eramet, dont les représentants de l’Etat, ont décidé de soutenir l’activité du groupe français, et de sa filiale calédonienne dans le nickel. « Cent cinquante millions d’euros sont apportés par Eramet pour soutenir la SLN et garantir pour les six prochains mois l’activité de l’entreprise » annonce Philippe Gomes en direct dans le journal radio de Nouvelle-Calédonie 1ere. Un nouveau conseil d’administration se tiendra fin avril pour reconduire le dispositif.

Philippe Gomes rassuré mais vigilant

Pour le député de la seconde circonscription du Territoire, membre du conseil d’administration d’Eramet, « il faut désormais se serrer les coudes et assurer l’avenir de la SLN jusqu’à la fin de la crise, car l’industrie mondiale des matières premières est au bord d’une catastrophe sans précédent. »
Et Philippe Gomes de préciser : « les salariés de la SLN, doivent prendre leur part de responsabilité dans la survie de leur entreprise car des efforts sont encore nécessaires pour améliorer la compétitivité de l’usine de Doniambo ».

Les résultats de la branche nickel d’Eramet sont mauvais, très mauvais, malgré les investissements déjà accomplis pour réduire les coûts de production. « Les efforts vont se poursuivre, intensément, car il faut sauver 130 ans de l’histoire industrielle de la Nouvelle-Calédonie, et cette histoire c’est celle de tous les Calédoniens » conclut Philippe Gomes.
 

Crise mondiale du secteur

Les résultats d’Eramet ont été très impactés par la crise mondiale du secteur du nickel. Les prix sont au plus bas depuis 15 ans. Dans ce contexte, le résultat opérationnel du groupe est en fort recul par rapport à 2014, celui de la SLN (Société Le Nickel) est de moins 260 millions d’euros. La liquidité financière du groupe Eramet reste importante mais le chiffre d’affaires de la branche nickel est en baisse de 12 % en 2015 par rapport à 2014, à 686 millions d’euros.

Eramet, comme ces concurrents, doit tenir le cap pendant la tempête, mais le groupe français peut compter sur le soutien réaffirmé du gouvernement. Et d'antant plus, pour ne prendre qu'un exemple, que le nickel calédonien entre dans la fabrication des moteurs M88 du Rafale de Dassault Aviation, le fleuron de l'industrie aéronautique française. Un acteur stratégique pour les exportations et la Défense nationale.
 

Lire le communiqué de presse du  groupe Eramet

Communiqué Eramet



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