A Saint-Malo, mise à l'eau du premier patrouilleur Outre-mer

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Un des patrouilleurs Outre-mer sur le chantier naval de l'entrerpise SOCARENAM à Saint-Malo, le 8 octobre 2020. ©Martin Bertrand / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
Mis sur cale en octobre 2020 à Saint-Malo, le premier patrouilleur Outre-mer (POM) a été mis à l’eau dans la cité corsaire ce vendredi 15 octobre. Baptisé Auguste Bénébig en hommage au compagnon de la Libération calédonien, le navire sera basé à partir de 2023 en Nouvelle-Calédonie.

C’est Hervé Grandjean, porte-parole du ministère des Armées, qui a annoncé la mise à l’eau de cette nouvelle unité sur Twitter. Premier d’une série de six navires dont la classe portera le nom de Félix Eboué, le Auguste Bénébig commencera à remplacer les patrouilleurs actuels comme les P400 qui accusent leur âge.


Long de 80 m pour un maître-bau (largeur), de 11,80 m, les POM sont destinés à protéger et surveiller la Zone économique exclusive (ZEE) française dans l’océan Pacifique et dans l’océan Indien. Particulièrement adaptés à ces eaux grâce à leur endurance et leur tenue en mer, les navires de la classe Félix Eboué seront déployés en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française et à La Réunion.

Tout comme le Auguste Bénébig, ces cinq autres sister-ships auront des noms de héros ultramarins de la France Libre. Il y aura bien évidemment le Félix Eboué, puisque c’est le nom de la classe qui sera basé à La Réunion. Mais il y aura aussi le Teriieroo a Teriierooiterai, qui sera basé à Tahiti, le Jean Tranape, qui sera basé à Nouméa, le Auguste Techer qui sera basé à La Réunion, et le Philippe Bernadino qui sera basé à Tahiti.

Le dernier POM sera livré en 2025 à la Marine Nationale, ils remplaceront ainsi le Malin, l’Arago et les derniers P400. Avec leurs 1 300 tonnes, les nouveaux patrouilleurs seront un véritable bond en avant par rapport aux unités qu’ils remplaceront, grâce notamment, à l’emploi d’un drone aérien embarqué.