Actu des associations : à Paris, le 20 novembre, la FEDD se mobilise pour les droits de l'enfant

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Actu des assos FEDD
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C'est le rendez-vous associatif de la semaine : à la mairie de Paris, la Fédération des Enfants Déracinés des DROM, organise une journée, le samedi 20 novembre, consacrée au droits de l'enfant.

Ce samedi 20 novembre, la Fédération des Enfants Déracinés des DROM, créée et animée par de nombreux "Réunionnais de la Creuse", organise un rassemblement à l'Hôtel de ville de Paris, à l'occasion de la journée des droits de l'enfant. Valérie Andanson, secrétaire de la FEDD, nous en dit plus ici :

Production de la vidéo : Joss Prod

Plusieurs événements se dérouleront ce samedi 20 novembre :

►Plusieurs discours dont celui de George Pau-Langevin, adjointe au défenseur des droits, ancienne ministre des Outre-mer qui a mis en place la commission Vitale sur l’affaire des « enfants dits de la Creuse ».

► Extrait d’une pièce de théâtre intitulée “Tous nos ciels” retraçant une partie de l’histoire des enfants Réunionnais exilés de 1962 à 1984. 

► Résultat d'un concours de dessins qui s’est déroulé en ligne sur le thème des droits de l’enfant et distribution des prix pour les 6-16 ans.

L'événement se déroulera à l’auditorium de l’Hôtel de Ville de Paris (5 rue Lobeau, 75004) à partir de 14 h sur réservation (adresse mail pour réserver : fed.desdrom@yahoo.fr).

La FEDD

Créée en 2015, la FEDD rassemble trois associations de "Réunionnais de la Creuse". Les trois associations, « Rasin Anler» située à La Réunion, «Les Réunionnais de la Creuse» et «Couleur Piment Créole» localisées dans l'Hexagone, ont pour but de mener des actions pour que l’histoire des enfants réunionnais et des autres DOM exilés de force de 1960 à 1983 soit reconnue. Pendant cette période, plus de 2000 enfants, nés à La Réunion et des enfants des autres DOM (en nombre plus restreint), furent l’objet de “transferts forcés” vers l'Hexagone, afin de repeupler des régions touchées par l’exode rural. Ces enfants, étaient généralement issus de classes pauvres et formaient le contingent des “enfants de l’assistance”. Beaucoup de familles, illettrées, agissant sous la pression d’une administration affolée par la croissance démographique, signèrent les autorisations exigées. D’autres furent mises devant le fait accompli. Les parents étaient convaincus que leurs rejetons partaient pour un avenir meilleur et qu’il reviendraient régulièrement dans l’île. Mais la plupart n’ont jamais pu revoir leurs enfants, déportés dans une soixantaine de départements français. Cet épisode récent est connu comme l’affaire des “enfants de La Creuse”.

 

Retrouvez ici le dossier d'Outre-mer la 1ère sur cette page tragique de l'histoire. 

 

L'actu des assos

Mettre en lumière les initiatives des nombreuses associations des Outre-mer présentes dans l'Hexagone, c'est l'objectif de ce nouveau programme du portail des Outre-mer. Chaque semaine, une association est invitée à présenter un rendez-vous, une initiative qu'elle organise.