Agression d'une avocate à Mayotte : un homme d'affaires réunionnais transféré à Mamoudzou

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Vue de la ville de Mamoudzou, à Mayotte ©AFP/Archives, Richard Bouhet
Un homme d'affaires réunionnais, soupçonné d'avoir commandité l'agression d'une avocate à Mayotte, a été placé en garde à vue à La Réunion mardi avant d'être transféré à Mayotte jeudi sous le coup d'un mandat d'amener. L'agression s'était produite en septembre 2015 à Mamoudzou (Mayotte).
L'entrepreneur a été interpellé dans les locaux de son entreprise à Saint-André (est de La Réunion), dans le cadre d'un dossier ouvert pour association de malfaiteurs et violences en réunion.
 

Rouée de coups

Les faits se sont produits le 2 septembre 2015. Une  avocate se rendait à son cabinet à Mamoudzou, la principale ville de Mayotte, avait  été rouée de coups par au moins trois individus. La victime avait été grièvement blessée.

Quelques jours plus tard, quatre Réunionnais étaient interpellés, mis en examen et placés en détention provisoire pendant près d'un an. L'un des auteurs présumés aurait désigné l'homme d'affaires comme le commanditaire de l'attaque, avant de se rétracter.
 

Une affaire de carrière

A Mayotte, l'enquête s'orientait alors sur la piste d'un règlement de compte. La juriste agressée était une collaboratrice d'un important cabinet d'avocats qui avait notamment pour client un ancien élu de Mayotte en conflit avec l'homme d'affaire à propos de l'exploitation d'une carrière à Mayotte.

Les auteurs présumés des faits semblent d'ailleurs s'être trompés et avoir confondu la victime avec l'avocate assurant la défense de l'élu qui est décédé depuis. L'homme d'affaires avait assuré à l'époque des faits être "totalement étranger à cette affaire".
 

Chantage

La procédure a été relancée lorsque l'entrepreneur a déposé plainte à l'encontre de trois des quatre auteurs présumés de l'agression pour tentative d'extorsion de fonds. Les mis en cause lui auraient réclamé de fortes sommes en paiement de l'agression supposément commandité et en compensation des 11 mois qu'ils ont passé en détention préventive.
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