Archives d'Outre-mer - 2004 : Les Saintes secouées par un séisme de magnitude 6,3 sur l'échelle de Richter

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Séisme au Saintes en novembre 2004
Le fronton de l'église Saint-Nicolas sur l'île de Terre-de-Bas s'est effondré. ©Yvor LAPINARD / COR / AFP
Un fort séisme ébranle la Guadeloupe, en novembre 2004. C'est le tremblement de terre le plus important enregistré dans l'archipel depuis plusieurs décennies. Il provoque d'importants dégâts aux Saintes. Les archives d'Outre-mer reviennent sur le traumatisme vécu par les habitants, il y a 15 ans.
Le dimanche 21 Novembre 2004 à 07h41, heure locale, un séisme de magnitude 6.3 sur l'échelle de Richter secoue la Guadeloupe. La plus forte secousse fait une victime, une fillette de 5 ans, à Trois-Rivières sur Basse-Terre, et plusieurs blessés graves. Terre-de-Bas aux Saintes subit les dégâts matériels les plus importants. L’épicentre se situe en mer, entre les îles des Saintes et le Nord de La Dominique. Le séisme est ressenti dans un rayon de plus de 200 km.
 

Un traumatisme énorme

La région est une zone à risque sismique élevée. Pourtant le phénomène a surpris tout le monde. Le tremblement de terre est suivi, le même jour, par deux fortes répliques de magnitude 4.9 puis de magnitude 5.3. Près de 1300 séismes sont enregistrés dans les heures qui suivent la secousse principale. Proche de l'épicentre du séisme, tous les habitants des Saintes ressentent fortement les secousses. Ce nombre très important de répliques éprouve la population saintoise. De plus en plus effrayée, chaque fois que la terre semble se dérober sous leurs pieds. Le stress s'intensifie au fil des heures. Une angoisse légitime s'empare des habitants. 

Retour sur une journée d'angoisse dans ce reportage d'Eric Stimpfling de RFO Guadeloupe : 
©la1ere

 

Un lourd bilan

Plusieurs maisons sont détruites, l'école de Terre-de-Haut est fortement endommagée, l'église Saint-Nicolas a perdu une façade, des bâtiments administratifs comme celui de la mairie de Petite Anse sont inutilisables. Les dégâts matériels sont très importants mais tout le monde sait que le pire a été évité : le dimanche, l'école est vide. La messe est célébrée le samedi soir dans l'église de Petite Anse, là aussi, aucun blessé à déplorer. Le bilan humain aurait pu être beaucoup plus lourd. 

Eric Stimpfling de RFO Guadeloupe dresse le bilan des dégâts aux Saintes : 
©la1ere

 
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