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Art : "La Route de la mémoire" de l'esclavage s’expose à Paris

Jusqu’au 12 novembre, une douzaine d’artistes antillais et africains exposent leurs œuvres à Paris autour de l’histoire des routes du commerce triangulaire.
 

Oeuvres de Nadia Valentine (à gauche) et de Patrick Nupert (droite) pour l'exposition "La Route de la mémoire" à Paris, jusqu’au 12 novembre. © DR
© DR Oeuvres de Nadia Valentine (à gauche) et de Patrick Nupert (droite) pour l'exposition "La Route de la mémoire" à Paris, jusqu’au 12 novembre.
  • Par Philippe Triay
  • Publié le , mis à jour le
Le weekend approche à grands pas. L’occasion d’en profiter en allant faire un tour à "La Route de la mémoire (1848 – 2018)", une exposition consacrée à l’esclavage et à l’histoire des routes du commerce triangulaire. Organisée par l’Association des artistes plasticiens afro-caraïbes (AAPAC) à Paris (voir adresse au bas de cet article), après être passée par Dakar au Sénégal en mars et en Guadeloupe en juin, l’installation rassemble treize artistes antillais et africains : Romain Ganer (Guadeloupe), Jean-Claude K-BO, Jacob Diboum, Jean-Michel Mornet (Martinique), Willy Show, Geneviève Ndaw, Patrick Nupert (Guadeloupe), Sylvio Mérenville, Nadia Valentine (Martinique), Adam’s N’Diaye, Yao Metsoko (Togo), Riot et Arthur Joas (Martinique).
  

C’est un hommage inédit à l'art nègre de ces esclaves tombés dans l'oubli à fond de cales, un hommage initié par des artistes plasticiens descendants afro-caribéens, mobilisés aujourd'hui pour faire revivre la mémoire de leurs ancêtres. De l'île de Gorée, puis de Paris jusqu'à Marie Galante afin de retisser les liens distendus", explique pour le collectif la peintre Nadia Valentine à La1ere.fr.

  
"On a beaucoup de textes mais pas d’images sur cette époque. Personnellement, tout mon travail actuel est de me consacrer à illustrer cette période sur le plan artistique", poursuit-elle. Nadia Valentine prévoit d’ailleurs la réalisation d’une série picturale sur l’histoire esclavagiste et coloniale en Martinique. L’exposition de l’AAPAC a également pour objectif de valoriser et de défendre l’expression des arts africains et antillais, généralement mal connus et ignorés par la majorité des galeries dans l’hexagone. Par ailleurs, cette association souhaite aussi réunir tous les artistes plasticiens dans un souci de solidarité et de coopération entre eux. 
 

Pratique

La Route de la mémoire (1848 – 2018)
Le 1|0|0
100 rue de Charenton, 75012 Paris
Jusqu’au 12 novembre, de 11h à 21h
 
Entrée gratuite
Renseignements : 01 46 28 80 94
 
 

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