outre-mer
territoire

Attentat de Nice : Francky Vincent raconte son 14 juillet sur la Promenade des Anglais

terrorisme
Attentat de Nice : Francky Vincent raconte son 14 juillet sur la Promenade des Anglais
Francky Vincent était sur la Promenade des Anglais, le 14 juillet, à Nice, lors des attentats. ©You tube
Le chanteur guadeloupéen Francky Vincent habite à Nice depuis trois ans. Il était sur la Promenade des Anglais, le 14 juillet dernier, lors de l’attentat qui a coûté la vie à 84 personnes. Encore choqué, il s’est confié à Outre-mer 1ère.
Francky Vincent était venu regarder le feu d’artifice en famille, le 14 juillet dernier, à Nice. Au moment de l’attentat, le chanteur a couru pour se réfugier dans un parking. Choqué, il raconte à Outre-mer 1ère. 

Vous étiez à Nice le 14 juillet lors de l’attentat. Qu’avez-vous vécu ?

"J’étais avec ma doudou, ses deux enfants et sa sœur. Nous regardions tranquillement la fin du feu d’artifice et l'apothéose finale. D’un coup, nous avons vu se précipiter vers nous des centaines de personnes. Nous étions 400 mètres plus loin que l’endroit où le camion a arrêté sa course folle.

Les gens couraient vers nous, on se demandait ce qu’il se passait. Les policiers sont passés avec un mégaphone pour nous demander de dégager la route. A ce moment-là, nous ne savions pas qu’un camion avait fait un carnage".

Comment avez-vous réagi ?

"Nous nous sommes mis à courir en essayant de rester groupés, ce n’était pas évident. Nous avons eu très peur. Il y avait beaucoup de panique, des coups de feu et des rumeurs circulaient. Nous avons entendu qu’il y avait une prise d’otage. Nous ne savions rien de ce qu’il se passait. Tout le monde courait dans tous les sens, c’est comme si j’étais passé dans une machine à laver.

Ensuite, nous nous sommes réfugiés dans un parking sous-terrain. Nous y sommes restés 45 minutes et nous sommes rentrés à la maison. En courant, je me suis cogné un orteil, mais ce n’est rien du tout à côté de ce qu’il s’est passé".

Que ressentez-vous aujourd’hui ?

"J’habite à Nice depuis trois ans, à 500 mètres de la Promenade. Cette ville n’est pas plus dangereuse qu’un autre village de France. Ces mecs sont fous, ils sont là pour tuer. Le camion a fait des zigzags pour tuer le plus grand nombre. C’est une horreur, de la barbarie.

Je suis choqué. Je me suis installé à Nice pour être en paix dans une ville à l’hygiène de vie enviable. Aujourd’hui, le fil s’est cassé, mais malgré tout, la vie continue. Pour les familles des victimes, il faut réussir à avancer sans oublier".