Australie: la Bourse dévisse de 7,33%, paniquée par le coronavirus et le pétrole

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NICKEL
Bourse de Sydney en Australie ©AFP
La Bourse de Sydney s'est effondrée lundi, l'indice composite des marchés australiens dévissant de plus de 7% en clôture, signe de la panique des investisseurs face à l'accélération de l'épidémie du coronavirus et au décrochage spectaculaire des cours du pétrole.
 
Les indices boursiers dégringolent en Asie, de Séoul à Wellington (-3,70 %). L'indice S&P/ASX 100, baromètre des marchés australiens, a clos sur un plongeon de 7,33 % à 5.760,60 points. Il s'agit de sa pire chute quotidienne depuis octobre 2008 et la crise financière mondiale. Cette chute boursière, à l'unisson des grandes places asiatiques, a été notamment alimentée par les ventes massives des valeurs énergétiques et minières. BHP perdait 15 % et Rio Tinto 6,35 % à la Bourse de Sydney (XJO). La grande ville australienne se situe à moins de 2000 kilomètres au sud-ouest de Nouméa.

Le cours du pétrole brut s'effondre
Une réaction logique alors que les cours du pétrole brut s'effondraient de plus de 20% à la suite de la décision de l'Arabie saoudienne, grand exportateur mondial d'or noir, de sabrer ses prix de vente du baril. Oil Search, firme pétrolière basée en Papouasie Nouvelle-Guinée, a vu son titre dévisser de presque 35%, tandis que le producteur australien d'hydrocarbures Santos voyait disparaître près de 27% de sa valeur.

Tourisme et transports
Le secteur des transports, alors que la panique face à l'épidémie fait fondre le nombre de voyageurs dans le monde, a également fortement souffert: la compagnie aérienne Qantas a lâché presque 11% et le voyagiste Flight Centre plus de 6%.

Impact économique
L'indice composite ASX 200 s'était hissé le 20 février à un sommet historique de 7.199 points, avant de perdre du terrain les jours suivants à mesure que s'intensifiaient les inquiétudes sur l'impact économique de l'épidémie du nouveau coronavirus. D'abord essentiellement cantonnée à la Chine, où le virus est apparu en décembre, l’épidémie s'accélère désormais en Europe comme aux Etats-Unis.
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