Brésil : un an après, retour sur la rupture du barrage de Brumadinho

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barrage de Brumadinho Bresil
Vue des environs du barrage de Brumadinho après la rupture du barrage. ©DOUGLAS MAGNO / AFP
Samedi 25 janvier marquera le 1er anniversaire de la tragédie du barrage de Brumadinho au Brésil. Sa rupture aurait fait environ 270 morts et provoqué un véritable désastre écologique.
25 janvier 2019. La rupture d'un barrage d'une mine de fer, à Brumadinho, dans le Minas Gerais, libère un torrent de boue de résidus. Il dévaste et engloutit tout sur son passage. Juste après le drame commence la difficile recherche des disparus, non encore achevée.

Mardi, l'ex-PDG du Géant minier Vale, le groupe propriétaire du barrage, a été mis en accusation pour homicide volontaire ainsi que 15 autres employés de l'entreprise et d'un de ses sous-traitants. Les deux entreprises sont aussi mises en cause pour crime environnemental.
 

"On recherche mon frère... Mon plus grand souhait est que nous le trouvions, car il y a beaucoup de douleur, beaucoup, beaucoup. (Pedro Ferreira Dos Santos, frère d'une victime, en janvier 2019)

     
La catastrophe est aussi écologique. Par exemple, le cours d'eau utilisé par cette tribu amérindienne est durablement poluée.
 

"La rivière était tout pour nous. On se baignait dedans, on lavait nos vêtements, notre vaisselle, alors nous sommes vraiment tristes de cette situation de cette tragédie que l'homme blanc a provoqué dans notre nature. (Hayo, Cacique de la tribu Pataxo ha-ha-hae, janvier 2019)

 
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Sur la sellette, le groupe Vale. Déjà mis en cause pour la rupture d'un autre barrage auparavant, l'opérateur minier reconnait la gravité des faits.
 

"Cette fois, c'est une tragédie humaine, parce que nous parlons probablement d'un grand nombre de victimes. Et les dommages environnementaux seront peut-être moins importants cette fois. (Fabio Schvartsman, ex-PDG de Vale, janvier 2019)


Le bilan humain s'établirait à 270 morts environ. Fabio Schvartsman, l'ancien patron, ainsi que 15 autres membres du Groupe Vale et d'un sous-traitant allemand TUV SUD, viennent d'être mis en accusation pour homicide volontaire. Ils encourent 12 à 30 ans de prison. Les deux entreprises sont aussi poursuivies pour crime environnemental.

La gravité de la situation du barrage aurait été occultée systématiquement via notamment de faux certificats. La justice a par ailleurs gelé près d'1,2 milliard d'euros du groupe pour payer les dommages. Vale a déjà commencé à indemniser des victimes pour 435 millions d'euros. D'ici 2023, les barrages type Brumadinho devront être démantelés dans tout le Brésil.
 
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