Cap sur les Jeux du Pacifique 2019 pour les jeunes volleyeuses wallisiennes de Nantes

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Wallisiennes de Nantes
Les Wallisiennes du club de Nantes doivent être au top en 2019 pour les Jeux du Pacifique. ©TDB
Elles sont quatre Wallisiennes, espoirs du volley-ball. L'archipel a décidé de prendre en charge une partie de leurs études à Nantes. En contrepartie, elles doivent être au top niveau pour les Jeux du Pacifique 2019 aux îles Tonga.
Leur "cri de guerre" en Wallisien est devenue la devise de l'équipe du Volley-Ball Nantes. En seulement trois mois, Finau, Sperenza, Malia-Viane et Tekela ont conquis les autres joueuses. "Elles nous apportent beaucoup : leur bonne humeur, leur état d'esprit, ce sont des guerrières", sourit Lucille Buchaud, entraîneuse de l'équipe.
 
Les quatre Wallisiennes, à peine 18 ans, doivent relever un enjeu de taille : progresser et remporter une médaille lors des Jeux du Pacifique 2019, aux Iles Tonga. "C'est notre objectif, on y croit. Nous y avions participé en 2015, mais nous manquions d'expérience", racontent-elles à La1ere.fr.
 
Pour réussir leur pari, elles sont soutenues financièrement par Wallis-et-Futuna et certaines reçoivent une bourse en tant que sportives de haut niveau. Les jeunes femmes étudient dans l'Hexagone et s'entraînent dans le club de Nantes, en 4e division française pour Finau, Sperenza et Malia-Viane et en 3e division pour Tekela, des catégories très compétitives.
 

"15 en classe à Wallis, 300 en amphi à Nantes"

Si l'intégration dans l'équipe a été une formalité, plus dure est l'adaptation à la ville de Nantes et au rythme universitaire. "Passer de 15 personnes par classe à un amphithéâtre de 300, ça a été un grand changement. A Wallis, on pouvait arriver à 7h55 pour le cours de 8h. Ici, à cette heure là, l'amphi est déjà plein, les meilleures places sont prises", confie Sperenza Taufana, étudiante en première année d'éco-gestion.
 
"On a des devoirs à rendre toutes les semaines. Il faut travailler dur. C'est important de réussir ici pour pouvoir apporter ce qu'on a appris chez nous. Quand on voit les transports, les aides, toutes les facilités qu'on a ici… Notre île en a vraiment besoin aussi", ajoute Malia-Viane Tauota, en première année de licence de STAPS (sport).

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Les Wallisiennes s'habituent peu à peu à leur nouveau quotidien. ©TDB

"Se débrouiller, sans papa et maman"

 Au début, les Wallisiennes étaient perdues dans Nantes. Au quotidien, le plus difficile est de se repérer parmi les dizaines de lignes de bus et de tram. Autre point noir, "le climat, bien plus froid que chez nous." Elles ont également dû apprendre à être indépendantes, "à faire les courses et se débrouiller tous les jours sans papa et maman", blague Tekela. "On se sent seule aussi. Nous n'avions jamais habité sans notre famille", ajoute-t-elle. 

Les quatre jeunes vont avoir le temps de s'adapter. Elles resteront au moins 3 ans, le temps de finir leur licence, et d'être fin prêtes pour les Jeux du Pacifique 2019.