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Cinéma : "La couleur de la victoire" ou le destin exceptionnel de Jesse Owens

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Jesse Owens
Jesse Owens en 1936 aux jeux de Berlin et l'affiche de "la couleur de la victoire" de Stephen Hopkins ©Ann Ronan Picture Library / Photo12 - Kobal / The Picture Desk
A quelques jours de l’ouverture des jeux olympiques de Rio, « la couleur de la légende » de Stephen Hopkins revient sur le parcours exceptionnel de Jesse Owens. Cet athlète noir, petit-fils d’esclave, est entré dans l’histoire après avoir remporté 4 médailles d’or au JO de Berlin. 
Héros des Jeux Olympiques de Berlin en 1936, Jesse Owens reçoit ce mercredi dans les salles l'hommage du réalisateur américain Stephen Hopkins ("Predator 2", "Moi Peter Sellers"). Un film tourné avec l'accord de la famille Owens, qui montre comment s'est construit la légende de cet athlète afro-américain incarné par l'acteur Stephan James. 

"C'est l'exemple dans lequel on doit s'ancrer pour se dépasser"

Jesse Owens
Jesse Owens en 1936 aux jeux de Berlin ©Schirner Sportfoto / picture alliance / DPA
Stéphane Caristan
Stéphane Caristan ©PHILIPPE BOUCHON / AFP
Le dépassement et la ségration. Ces deux mots résument, à eux seuls, le parcours de Jesse Owens. Cet athlète noir, petit fils d'esclave et victime du racisme en Amérique, réussit l'exploit en 1936 de décrocher sous les yeux d'Hitler les médailles d'or du 100m, 200m, saut en longueur et relais 4 fois 100m aux jeux de Berlin dans l'Allemagne nazie. Un exploit symbolique à plus d'un titre. A l'époque, les Etats-Unis avaient hésité à envoyer leurs sportifs et la communauté noire avait demandé à Jesse Owens de ne pas participer aux jeux d'Hitler. "Il a marqué l'histoire d'abord parce qu'il a gagné 4 médailles olympiques mais aussi parce qu'il a démontré que tout le monde pouvait gagner, que la couleur ne donnait pas forcément la médaille" explique Stéphane Caristan, champion d'Europe du 110m haies en 1986. Un camouflet pour le régime nazie qui entendait profiter de ces jeux de Berlin pour promouvoir ses idées sur la supériorité de la race aryenne.

Dimitri Bascou
Dimitri Bascou ©BEN STANSALL / AFP
A moins de 10 jours de l'ouverture des jeux olympiques de Rio, la performance de Jesse Owens demeure un exemple pour les athlètes. "Il a jamais lâché. Il y a toujours cru et c'est le sercret de la réussite. C'est l'exemple dans lequel on doit s'ancrer pour se dépasser", affirme admiratif Dimitri Bascou, champion d'Europe en titre du 110m haies. 
Jesse Owens est mort en 1980 d'un cancer du poumon à l'âge de 66 ans, à Tucson, en Arizona. Il avait fumé un paquet de cigarette par jour pendant 35 ans.

Regardez ce portrait de Jessy Owens signé Cyriaque Sommier, Olivier Duflot et Thierry Ravalet
©la1ere

 



 
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