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Coronavirus : à Paris, deux jeunes Antillais en maraude pour aider malgré le confinement

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©Jean-Michel Mazerolle
Pendant le confinement, l'aide aux personnes sans domicile fixe doit perdurer. Sylvia et Yannick Tavernier, deux frère et soeur originaires de la Martinique, l'ont bien compris. Ils continuent les maraudes avec leur association Frères d'Espoir. 
Sylvia et Yannick Tavernier ont repris le chemin de la rue pour venir en aide aux Sans Domiciles Fixes de la région parisienne. Fondateurs il y 4 ans de l’Association Frères d’Espoir, ces deux jeunes frère et sœur originaires de la Martinique apportent une fois par mois soutien et réconfort aux sans-abris de la capitale.
 
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©Jean-Michel Mazerolle

Grâce à la générosité et aux dons de particuliers et de commerces, ils sillonnent les rues de paris et de certaines communes de la région Ile-de-France pour distribuer des kits d’hygiène, des vêtements, des chaussures, de la nourriture tout en prenant un peu de temps pour dialoguer et apporter un peu de leur chaleur humaine.

Accompagnés habituellement d’une dizaine de bénévoles comme eux, Yannick et Sylvia sont retournés seuls effectuer une première maraude depuis le début de la pandémie de covis-19 et la mise en place du confinement. "Histoire de voir si c’est possible", confient-ils avant de partir de chez eux "et pour ne pas faire prendre de risque aux autres bénévoles de l’association."
 
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©Jean-Michel Mazerolle
  

"Y aller ou pas ?"

Depuis 3 semaines, l’éducatrice de jeunes enfants, tout comme son jeune frère travailleur dans un hôpital parisien, s’interrogeaint pour savoir s’ils devaient repartir dans la rue. Car confinement oblige, chacun craignait tout autant de ne plus avoir le droit, de marauder comme de "choper le coronavirus". Mais l’envie d’aider les plus démunis étant tenace, Sylvia et Yannick ont décidé de braver l’interdit, pour la bonne cause.
 
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©Jean-Michel Mazerolle

C’est donc avec leur voiture pleine à craquer de victuailles et autres vêtements qu’ils se sont rendus dans le quartier de la Gare de Lyon à Paris pour distribuer les produits offerts par des donateurs. "Pas de dons, pas de maraude !", insiste Sylvia. "Plus que jamais en cette période de confinement, les gens de la rue ont besoin d’être aidés, renchérit Yannick. Ils sont encore plus isolés qu’en temps normal. On se doit de faire un geste pour les soutenir et les aider à passer cette période très difficile". 
 
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©Jean-Michel Mazerolle
 
Forts de leur foi et de leur expérience, ces deux jeunes antillais de 31 et 33 ans rêvent déjà de relancer une nouvelle maraude, "dès que possible", témoigne Sylvia. "Mais pour se faire, on a besoin de dons en tout genre, de soutiens financiers et même de bras !"

Pour soutenir leur action, rendez-vous sur les pages Facebook et Instagram "Frères d’Espoir Maraude".
 
Le reportage de Jean-Michel Mazerolle, Mourad Bouretima et Bernard Blondeel :
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