Coronavirus : la justice rejette en Martinique une demande de dépistage systématique

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Tribunal administratif
Le tribunal administratif à Cluny (Schoelcher ) ©Martinique la 1ère
Le tribunal administratif de Fort-de-France a rejeté la demande de plusieurs syndicats et associations de Martinique visant notamment à ordonner aux autorités sanitaires et médicales de mettre en oeuvre un dépistage systématique du Covid-19 et de procéder à des commandes massives de chloroquine.
 
La décision est intervenue mercredi alors qu'en Guadeloupe, le syndicat UGTG a obtenu le 26 mars du tribunal administratif de Basse-Terre qu'il enjoigne le CHU et l'ARS de Guadeloupe de commander "en nombre suffisant" des tests de dépistage et des doses de traitement par hydroxychloroquine et azithromycine.
 

Référé liberté

Dans la foulée, en Martinique des syndicats et associations avaient assigné lundi le préfet, le CHU et l'ARS de l'île, dans le cadre d'un référé liberté, pour obtenir la mise en place d'un dépistage systématique.

Ils réclamaient aussi "la commande de doses massives d'hydroxychloroquine et d'azithromycine pour le traitement de 200.000 patients, la mise à disposition de matériels de protection (masques et gel hydroalcoolique) pour l'ensemble de la population exposée au public, la communication d'informations personnelles sur les personnes atteintes du Covid-19, la dotation de 500 respirateurs", selon un communiqué du tribunal.

Sur la question du dépistage généralisé, le tribunal a rappelé que les tests de dépistage "n'ont vocation à être pratiqués que dans la perspective de la sortie du confinement" et a estimé que l'ARS avait déjà fait le nécessaire puisque des tests ont été commandés.
 

Hydroxychloriquine et masques

Concernant l'hydroxychloroquine et l'azithromycine, les stocks sont "suffisants" en Martinique pour "l'usage strictement encadré" qui doit en être fait puisque ces produits ne doivent être utilisés que pour "les cas les plus graves", selon le tribunal.

Il a également estimé que restreindre l'usage des masques au seul personnel soignant était "justifié par le nombre limité des stocks disponibles". Une cargaison est justement arrivée le 31 mars par avion.

Pas question non plus pour les magistrats d'autoriser la diffusion d'information sur les personnes atteintes du Covid-19. Cela "porterait atteinte au secret médical" et "ne présenterait aucun caractère utile à la lutte contre la propagation du virus".
    
Enfin, sur la commande de 500 respirateurs, le tribunal note "que le taux d'occupation de ces équipements est encore faible à ce jour". Il rappelle aussi que des commandes de respirateurs supplémentaires ont été passées par l'ARS et souligne l'arrivée prochaine "dans la zone Antilles-Guyane, du porte-hélicoptères Dixmude, doté de lits et de matériel médical".
 
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