Coronavirus : le cours de l’or grimpe, en Guyane la filière souffle

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Récolte d'or légale en Guyane ©Groupe Garrot-Chaillac
A plus de 50 000 euros le kilo d’or, les opérateurs miniers de la Guyane respirent et peuvent préserver les emplois locaux. La crise du coronavirus a fait grimper le cours. L’or est une valeur refuge...
 
L'or a de nouveau grimpé cette semaine, flirtant avec son sommet en sept ans atteint la semaine précédente, dopé par les craintes provoquées par la chute des cours du pétrole. Vendredi, le métal précieux se maintenait au-dessus de la barre symbolique des 1.700 dollars l'once (+ de 50 000 euros le kg) franchie mercredi, à moins de 10 dollars de son plus haut du 14 avril.

Or de Guyane
La Guyane va-t-elle en profiter ? "L'or grimpe et c’est bon pour les artisans et les TPE du secteur en Guyane, car cela limite les pertes d’exploitation et permet également de compenser les réserves qui s’amoindrissent. Mais l’inconvénient, c’est que cela favorise la venue des clandestins et les braquages sur les sites" a estimé Elizabeth Herbinger, Présidente du groupe français Garrot-Chaillac et de CMB, premier producteur d'or de la Guyane. Si les acteurs légaux sont nécessaires pour développer le territoire, rappelle régulièrement le MEDEF, les réalité de la filière sont complexes, "Il est interdit en Guyane de faire appel à des sociétés de sécurité avec des hommes armés, tant qu’une autorisation préfectorale n’a pas été donnée. Et elle ne peut pas l’être, car il n’y a pas de formation pour les vigiles, ni en Guyane ni dans l’hexagone,"  a tout de même regretté Elizabeth Herbinger, à Outre-mer .1.

Valeur refuge
Le statut de valeur refuge de l’or ne se dément pas. Depuis le début de la crise, les enseignes spécialisées dans la vente du précieux métal jaune ont vu leurs carnets de commandes se remplir à toute vitesse. Le cours actuel de l’or permet aux opérateurs miniers de traverser cette période difficile. Il permet aussi de maintenir les emplois directs et indirects de la filière en Guyane. "L'envie d'acheter le métal devrait rester stimulée par le chaos sur le marché du pétrole et par les inquiétudes concernant le ralentissement de la croissance mondiale" notamment, a commenté Lukman Otunuga, analyste pour le site de trading FXTM, interrogé par l'AFP.
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Opération d'extraction de l''or par la filière légale de Guyane. ©Groupe Garrot-Chaillac



 
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