Coronavirus : les masques de protection en 5 points essentiels

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Masques Maroni
Masques Maroni ©M.M Ponet
Trois territoires ultramarins sont sortis du confinement du à la pandémie de Covid-19. L'Hexagone et les départements d'Outre-mer se préparent au déconfinement progressif. Le masque, associé aux gestes barrières, apparait comme l'équipement de base, indispensable, pour se protéger mutuellement.
Les masques de protection faciale sont désormais obligatoires dans les transports sous peine de verbalisation. Les collégiens et les lycéens devront les porter lors de leur retour sur les bancs de l'école. Ils sont fortement conseillés au travail ainsi que dans les commerces. De fait, les masques vont désormais faire partie de nos vies comme les autres gestes barrières : la distanciation sociale et le lavage répétés des mains, entre autres.
 

1/ Leur utilité

Le masque devient un des gestes barrières essentiel de notre vie quotidienne. Il nous permet d'éviter la transmission des gouttelettes porteuses du virus Covid-19 en limitant les postillons. Il protège en diminuant les risques d'infection que les porteurs soient sains ou infectés. N'oublions pas que certaines personnes peuvent avoir une forme asymptomatique de la maladie et ne pas être conscients de leur contamination. D'autre part, les premiers symptômes (rhume, fièvre et toux) apparaissent plusieurs jours après l'infection : cinq à six jours en moyenne. Voilà pourquoi, il est primordial que le port du masque se généralise après le confinement. 

Le docteur Gordien, virologue est notre consultant. Il explique l'intérêt de porter un masque : 

2/ Leur manipulation

Oui, le port du masque est utile et même primordial pour tout un chacun lors de ses sorties hors du domicile. La population l'a bien compris et l'on voit son port se multiplier dans les rues. Mais attention, il est très souvent mal utilisé. Comme le docteur Gordien alerte cependant : un masque mal manipulé ne sert à rien ! Il est important de se laver les mains avant de le mettre et de ne plus y toucher une fois porté. Un masque déplacé sur le front ou sur le cou est souillé. Il faut en changer.
infographie comment bien utiliser un masque
©Franceinfo
Regardez cette vidéo ludique réalisée par des professionnels du CHU de Nantes diffusée sur Facebook :

3/ Leur disponibilité

Après la pénurie de masques que la France a subi depuis le début de la pandémie de Covid-19, les masques sont, dès à présent, disponibles pour le grand public dans plusieurs points de vente. Les pharmaciens ont à nouveau le droit d'en fournir aux particuliers. Les buralistes en vendent aussi.La grande distribution a visiblement des stocks en grande quantité et cela suscite actuellement la polémique.
De nombreuses collectivités territoriales, mairies, institutions régionales ont fait appel à la solidarité des couturières pour la confection de masques dit alternatifs en tissu, lavables et réutilisables. Le point sur la disponibilité des masques à La Réunion, dans cet article :

4/ Leur entretien

Pour les masques en tissu lavables et réutilisables, il faut les laver après chaque usage à 60° et ne pas les sécher à l'air libre. Un petit coup de fer à vapeur, uniquement après le lavage, peut compléter son entretien.
Toutes les explications détaillées sont à lire dans l'article de Franceinfo " INFOGRAPHIE. Coronavirus : comment entretenir les masques de protection en tissu ? "
iNFOGRAPHIE entretien des masques en tissu
Pour bien entretenir son masque en tissu "grand public", l'Afnor émet une série de recommandations ©BAPTISTE BOYER / FRANCEINFO
Ces masques, aussi, ont une durée de vie limitée. Ils sont utilisables de cinq à dix fois selon leur qualité. En effet, après plusieurs lavages, les fibres se resserent, l'air ne passe plus et le porteur respire le gaz carbonique qu'il expire. Le masque devient insupportable, il est inutilisable.

Pour les masques jetables, la question ne se pose pas. On le jette dans une poubelle. Il ne faudrait pas que les masques à usage unique deviennent la nouvelle pollution de nos plages.
association OceanAsia dénonce la pollution
L'association OceanAsia dénonce la pollution des plages chinoises des îles Soko ©capture d'écran Veuer

5/ Les différentes catégories

Bien sûr, il y a les masques chirurgicaux et FFP2, bien connus maintenant. Ils sont réservés aux soignants, qui font face à la maladie, quotidiennement. Mais même les masques en tissu se déclinent en plusieurs catégories selon leur usage.
  • La catégorie 1 est réservée aux professions en contact avec le public comme les caissières ou les policiers. Leur capacité de filtration est supérieure. Ils sont également plus chers.
  • Les masques de catégorie 2 offrent une protection à visée collective et sont ceux destinés au grand public. Ils filtrent 70 à 80% l'air émis par le porteur. Leur prix devraient se situer dans une fourchette allant de 2 à 6 euros.
Dans tous les territoires ultramarins, des initiatives individuelles ou collectives se développent pour fournir des masques de protection à la population. Un exemple, en Guyane, avec un jeune entrepreneur dans l'article ci-dessous : Si vous aussi, vous voulez vous lancer, allez sur le site Afnor.org " Coronavirus : téléchargez le modèle de masque barrière ". Toutes les recommandations, usages, patrons, choix de tissu, y figurent ainsi que des liens vers des tutoriels en ligne. C'est accessible à tous, même aux débutants et même sans machine à coudre.
 
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