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"La Corse n'est pas la Nouvelle-Calédonie !" estime Manuel Valls opposé à une référence à la spécificité corse dans la Constitution

"La Corse n'est pas la Nouvelle-Calédonie!", a déclaré Manuel Valls. A la tête d'une mission d'information sur la Nouvelle-Calédonie, il s'oppose à une référence à une spécificité corse dans la Constitution.

Manuel Valls est à la tête de la mission parlementaire sur le Nouvelle-Calédonie. © AFP
© AFP Manuel Valls est à la tête de la mission parlementaire sur le Nouvelle-Calédonie.
  • La1ère.fr (avec AFP)
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Manuel Valls se déclare "opposé à une référence - même symbolique - à la spécificité corse dans la Constitution", affirmant, au premier jour de la visite d'Emmanuel Macron dans l'île, qu'"il faut savoir dire non, sinon cela n'arrêtera jamais".

"La Corse n'est pas la Nouvelle-Calédonie !"

"La co-officialité du français et du corse, c'est la –corsisation- des emplois et la fin de notre vision de la fonction publique. Le statut de résident, c'est le renoncement au droit commun sur l'ensemble du territoire et la mise en cause de la citoyenneté française", dénonce l'ancien Premier ministre dans un entretien, mardi, à L'Opinion.

"Je suis aussi opposé à une référence - même symbolique - à la spécificité corse dans la Constitution", poursuit Manuel Valls qui est à la tête d'une mission sur la Nouvelle-Calédonie. "La Corse n'est pas la Nouvelle-Calédonie! La Corse est une île méditerranéenne profondément française, qui doit être fière de son drapeau tricolore".

"Il faut savoir dire non"

Le député (ex-PS devenu apparenté LREM) de l'Essonne estime encore que "la demande d'amnistie est une insulte à tous ceux qui sont tombés sous les balles". "Cela ne veut pas dire que l'administration pénitentiaire ne peut pas regarder au cas par cas la question du rapprochement des détenus, mais avec des principes et des règles". "Il faut savoir dire non, sinon cela ne s'arrêtera jamais", lance-t-il. "Si, aujourd'hui, on cède à leurs revendications (des nationalistes, NDLR), dans dix ou quinze ans, ils se considéreront en droit d'exiger une consultation sur l'indépendance".

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