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Crise comorienne: la France appelle les parties à la "plus grande retenue"

La France a appelé lundi "l'ensemble des acteurs politiques" comoriens à la "plus grande retenue" et au "dialogue", après les violences liées à la réélection contestée du président Azali Assoumani.

Vue du ministère français des Affaires étrangères à Paris. © JEAN-PIERRE MULLER / AFP
© JEAN-PIERRE MULLER / AFP Vue du ministère français des Affaires étrangères à Paris.
  • La 1ère. fr (avec Afp)
  • Publié le
Paris "invite les autorités comoriennes, ainsi que l'ensemble des autres acteurs politiques, à faire preuve de la plus grande retenue et à régler leur différend par un dialogue inclusif", a déclaré la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères.
 

Avec l'aide de l'Union africaine

La France salue également "la disponibilité de l'Union africaine à jouer un rôle pour aider les parties comoriennes à trouver une solution à la situation", a ajouté la porte-parole Agnès von der Mühll.

L'Union africaine a aussi appelé les parties en présence à "faire preuve de la plus grande retenue".

Des échanges de tirs ont fait trois morts jeudi autour de la principale caserne militaire de Moroni, juste après l'arrestation d'un chef de l'opposition qui refuse de reconnaître la victoire du président Azali.
Moroni, Comores © YOUSSOUF IBRAHIM / AFP
© YOUSSOUF IBRAHIM / AFP Moroni, Comores

Rappel des faits

Parvenu au pouvoir à la faveur d'un putsch en 1999, élu président en 2002 pour un mandat allant jusqu'à 2006, à nouveau élu en 2016, le colonel Azali a été reconduit dès le premier tour avec 60,77% des suffrages le 24 mars, selon la Commission électorale.

L'opposition a hurlé au "hold-up" et au "coup d'Etat", dénonçant les "fraudes massives" du camp présidentiel. Le pouvoir accuse de son côté l'opposition de vouloir "plonger le pays dans le chaos".

Les Comores, petit archipel pauvre de l'océan Indien, ont connu leur lot de coups d'Etat et de crises séparatistes depuis leur indépendance en 1975.

Depuis des mois, l'opposition dénonce la "dictature" du président Azali. Il a dissous la Cour constitutionnelle, modifié la Constitution dans un sens qui pourrait lui permettre de rester au pouvoir jusqu'en 2029 et fait arrêter des dizaines d'opposants. 

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