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La crise sociale à Mayotte s'invite à l'Assemblée nationale

Après trois semaines de grève à Mayotte, les députés se sont emparés de ce dossier brûlant. LR demande "la restauration de l'autorité de l'Etat". LFI réclame un plan de 1,8 milliard d'euros. Le Gouvernement promet "une conférence pour l'avenir de Mayotte". 

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LR donne le ton

"Les Mahorais ont l'impression d'être abandonnés par la France". Dés le début de la séance des questions d'actualité au gouvernement, ce mardi 6 mars, le ton est donné par la députée Les Républicains Virginie Duby-Muller qui interpelle le Premier ministre sur la grève qui dure depuis trois semaines à Mayotte. "Vous avez choisi de laisser Mayotte dans le silence. Quand allez-vous restaurer l'autorité de l'Etat?", interroge la députée, qui fait notamment allusion aux questions d'insécurité et d'immigration. 

Au nom du gouvernement, c'est la ministre des Outre-mer Annick Girardin qui lui répond.

Mayotte, c'est 84% d'habitants qui vivent sous le seuil de pauvreté. Mayotte, c'est 45% de personnes étrangères en situation irrégulière. Mayotte c'est la plus grande maternité de France. Pour être au rendez-vous, il nous faudrait créer une classe par jour.

-Annick Girardin, ministre des Outre-mer 



"La sécurité est notre priorité", affirme la ministre des Outre-mer qui explique que deux pelotons de gendarmes mobiles vont arriver pour sécuriser la prochaine rentrée scolaire Elle annonce par ailleurs l'ouverture d'une "conférence pour l'avenir de Mayotte". Elle précise qu'avec le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, elle va annoncer "dans les heures qui viennent" de nouvelles mesures pour la sécurité.


L'échange entre la député LR et Annick Girardin  :

 

LFI poursuit

Quelques minutes plus tard, c'est le député France Insoumise de La Réunion, Jean-Hugues Ratenon, qui pose à son tour une question concernant Mayotte. "La situation s'aggrave. Il faut un plan de rattrapage d'1,8 milliard d'euros". Selon le député "si demain un cyclone frappait Mayotte, il y aurait entre 20.000 et 30.000 morts". 

C'est à nouveau la réponse de la ministre des Outre-mer qui répond au nom du gouvernement  : "Mayotte est dans une situation extrêmement grave (...)  Nous constatons l'échec collectif" (NDLR : de tous les gouvernements qui se sont succédés ces dernières années). 


L'échange entre Jean-Hugues Ratenon et Annick Girardin :


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