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Dengue, zika, chikungunya : l’infection freinée par une crème, selon une étude britannique

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Moustique-tigre
Moustique-tigre, une espèce envahissante ©DR
Des chercheurs de l’université de Leeds en Grande-Bretagne ont montré l’efficacité d’une crème pour la peau dans la lutte contre plusieurs maladies transmises par le moustique comme la dengue, le zika et le chikungunya. Publiés dans une revue médicale, leurs travaux pourraient intéresser Outre-mer.
Elle n’est encore recommandée que dans le traitement des verrues génitales et de certains cancers de la peau. Mais appliquée sur la piqûre d’un moustique, cette crème pourrait réduire considérablement la propagation dans le corps de plusieurs virus, affirment des chercheurs de l’université de Leeds.  

Quatre maladies ciblées

La crème agit comme un signal d’alarme pour la peau en activant une réponse immunitaire rapide qui combat l’infection. Elle empêche plusieurs virus de progresser dans le corps. Les scientifiques en ont étudié quatre, tous transmis par le moustique : le zika, la dengue, le chikungunya et le virus West Nile.

"Cette étude montre qu’une crème pour la peau, approuvée cliniquement et largement utilisée, a le potentiel pour être utilisée comme protection contre les maladies transmises par le moustique", explique le Dr Clive McKimmie de l’École de médecine à l’université de Leeds. "Ce qui est particulièrement encourageant avec ces résultats, c’est que la crème est particulièrement efficace contre un certain nombre de virus, sans avoir besoin d’en cibler un en particulier."
 

Jusqu'à 600 fois moins de virus

Cette pommade, appelée "Imiquimod", doit encore être soumise à des tests plus approfondis pour confirmer son efficacité et l’absence d’effets secondaires graves, avertissent les chercheurs. "Il est encore trop tôt pour recommander son utilisation", explique Dr Kave Shams, consultant à l'université de Leeds.

Les tests ont été réalisés sur la peau de 16 volontaires et des souris. Après application de la crème chez l’Homme, les chercheurs ont retrouvé 600 fois moins d'agent infectieux du chikungunya et 70 fois moins dans le cas du zika. Chez la souris, le taux de mortalité est bien plus élevé quand la crème n’a pas été appliquée (65%) que quand elle l’a été (0%).