Dévastées par Irma, St-Martin et St-Barthélémy attendent José dans l'angoisse [SYNTHESE]

Après le passage de l'ouragan Irma jeudi, les habitants de Saint-MArtin et Saint-Barthélémy vont devoir affronter José, ce samedi après-midi.
Les îles de Saint-Martin et Saint-Barthélemy, déjà dévastées par le passage d'Irma, sont engagées dans une course contre la montre avant l'arrivée de l'ouragan Jose, qui risque de renforcer la catastrophe. En parallèle, Irma poursuit son chemin, causant d'importants dégâts à Cuba, la nuit dernière.
José a réhaussé vendredi en catégorie 4, sur une échelle de dangerosité qui en compte cinq. Ce nouvel ouragan "doit passer au nord de l'île de Saint-Martin" et avoir "des répercussions en matière de vents et puis de houle" sur Saint-Barth.

Le ministère de l'Intérieur met en garde contre des "vents violents pouvant atteindre 130 à 150 km/h et une houle de 5 à 6 mètres" sur les côtes des deux îles à partir de la fin d'après-midi de samedi. Des pluies torrentielles sont également attendues.

Vigilance rouge puis violette

Météo-France a placé Saint-Martin et Saint-Barthélémy en vigilance rouge, à l'approche José. L'alerte passera au niveau violet, qui exige que la population se barricade chez elle, environ six heures avant que l'ouragan ne frappe, a précisé la préfète déléguée Anne Laubies.

 

Trouver des abris pour les sinistrés d'Irma

Sur l'île de Saint-Martin, les secours vont ouvrir "neuf sites" capables d'abriter "1.600 personnes" pendant le passage de l'ouragan Jose, d'après la ministre des Outre-mer Annick Girardin. Ces abris sont destinés aux habitants "qui n'auraient pas d'hébergement ou ceux qui ont des hébergements trop fragiles, qui ont déjà été touchés par le cyclone Irma".

Saint-Barth, moins touchée, "se prépare aussi de son côté", a indiqué la ministre. Mais depuis 48h, les conditions de vie dans les îles du nord sont extrêmement difficiles. Des habitants de Saint-Martin, par exemple, disent se sentir abandonnés. Ils témoignent auprès de Guadeloupe 1ère : 

©la1ere

 

De nouveaux renforts en route

Atterrissage d'un A400M à l'aéroport du Bourget le 21 juin 2017.

Un gros porteur A400M de l'armée de l'Air a décollé ce samedi à 10h30 de la base d'Orléans-Bricy (Loiret) avec à son bord un hélicoptère pour renforcer les secours aux Antilles, a annoncé l'armée. L'appareil est attendu vers 19h (heure de Paris) à Fort-de-France. Il pourrait rester "au moins une semaine sur place, en fonction des besoins" pour effectuer des liaisons avec les territoires touchés.

"Il transporte un hélicoptère Puma du 3e RHC (régiment d'hélicoptères de combat), une douzaine de personnes de l'armée de Terre, mécaniciens, pilotes et des pièces de rechange pour pouvoir assurer le soutien sur place", a expliqué à l'AFP le lieutenant-colonel Frédéric Gonzales, commandant de la 61è escadre de transport.
 


Au cours des dernières 48 heures, plus de 1.000 secouristes, militaires et renforts en tous genres sont arrivés à Saint-Martin. La ministre des Outre-mer a annoncé une vague supplémentaire de renforts "dès lundi, pour nettoyer et pour passer à la reconstruction".
 

Un gigantesque chantier de reconstruction

L'ouragan José risque d'aggraver les dommages provoqués par Irma sur les îles de Saint-Martin et Saint-Barthélemy. Le coût de ces dommages a été évalué à 1,2 milliard d'euros par la Caisse centrale de réassurance, réassureur public spécialisé dans les catastrophes naturelles.

"Ce montant recouvre les dommages aux habitations, aux véhicules et aux entreprises" couverts par le régime d'indemnisation des catastrophes naturelles, pour ce sinistre, "l'un des plus importants survenus en France depuis 35 ans."


Alors que l''arrêté de reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle a été publié au Journal Officiel du 9 septembre, EDF a annoncé vendredi qu'une électricité d'urgence avait été rétablie à Saint-Martin et Saint-Barthélémy, après le redémarrage de la centrale thermique de chaque île.