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Emmanuel Macron au chevet de Loïc Liber, survivant des attentats de Toulouse et Montauban

Le Guadeloupéen Loïc Liber, seul rescapé des tueries de Mohammed Merah en 2012, a reçu la visite d’Emmanuel Macron, samedi. Cette "rencontre sincère" s'est tenue à l’occasion de la journée des blessés de l’armée de terre.

Emmanuel Macron a rendu visite à Loïc Liber à l'Institution Nationale des Invalides, samedi 23 juin. © DR
© DR Emmanuel Macron a rendu visite à Loïc Liber à l'Institution Nationale des Invalides, samedi 23 juin.
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C’est une image rare du soldat et elle fait chaud au cœur. Loïc Liber, souriant à l’objectif, aux côtés du président de la République, tout sourire lui aussi, la main posée sur celle du Guadeloupéen. Désormais tétraplégique, le soldat antillais renvoie, sur ces quelques photos postées sur les réseaux sociaux, l’image d’un battant au courage infini.

"Une reconnaissance de l'État"

Loïc Liber vit désormais à l’Institution nationale des Invalides (INI), à Paris. Samedi, il s'est entretenu, pour la première fois, avec le président de la République. À l’occasion de la 2ème journée nationale des blessés de l’armée de terre, Emmanuel Macron a rencontré dix pensionnaires et blessés hospitalisés à l'INI. Ils ont été touchés alors qu’ils étaient déployés en Afghanistan ou lors d’une attaque terroriste dans l’hexagone, comme Loïc Liber.

Un ami du soldat a posté des photos de ces quelques minutes passées avec le chef des armées sur les réseaux sociaux. Cette rencontre, qualifiée de "sincère" par Loïc Liber, a été racontée à la1ere.fr par un proche. "Ce déplacement, c'est quelque chose d'extraordinaire pour Loïc, explique -t-il. C'est la première reconnaissance de l'état."


"Le président était très ému, poursuit ce proche du Guadeloupéen. Loïc a pu lui raconter un peu comment s'était passé cet attentat et ses blessures." Depuis six ans, Loïc Liber est cloué dans un fauteuil. Tétraplégique, il ne peut aujourd’hui bouger que la tête. Après un long et difficile travail de rééducation, il a retrouvé la parole. Le 15 mars 2012, une balle tirée par Mohammed Merah l’atteint aux cervicales et bouleverse sa vie à jamais. Ce jour-là, dans sa folie meurtrière, le djihadiste abat également deux des compagnons du caporal-chef guadeloupéen.

Le président a fait preuve d'une bienveillance extraordinaire. Il était à l'écoute.
(Un ami de Loïc Liber)

 

Parler de ceux qui sont tombés

Depuis 6 ans, chaque nouvelle journée est un combat pour Loïc Liber. Mais le Guadeloupéen tient bon et rend hommage aux personnels soignants de l'Institution Nationale des Invalides. "Il voudrait souligner le travail extraordinaire que font les infirmières." Il est également suivi et encouragé par la communauté militaire et notamment, la CABAT, la Cellule d'aide aux blessés de l'armée de terre. Mais aussi par des anonymes qui lui envoient lettres et cadeaux. "Quand il a le moral dans les chaussettes, il s'accroche à tout ça, explique son frère d'armes. Il a besoin de ça, de ces mains tendues."

Et le Guadeloupéen est aussi un exemple pour les soldats blessés. "Il peut transmettre l'envie de se battre. Ce qui est extraordinaire, c'est qu'il donne aussi l'envie aux valides de se battre." La page "Ensemble pour Loïc"  lancée il y a 6 ans et l'association "Le Canal de vie" créé en septembre dernier font en sorte que Loïc ne tombe pas dans l'oubli et ravivent "la mémoire de tous ceux qui sont tombés". 

 

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