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Epinal : la mésaventure d'un gardien de prison stagiaire originaire de Guyane

faits divers
Epinal
©Google map
Un gardien de prison en formation, originaire de Guyane, a sans doute failli mourir de froid dans l'Est de l'hexagone. Il s'est présenté dimanche soir à la prison d'Epinal pour un stage et il a du rester dehors une partie de la nuit...Il faisait 7 degrés en dessous de zéro !
Comme le raconte le quotidien régional Vosges Matin, c'est une affaire peu banale qui est survenue à la prison d'Epinal, dans les Vosges, il y a quelques jours. Dimanche soir, un jeune Guyanais se présente devant la prison de la ville. Il vient pour effectuer un stage dans le cadre de sa formation au métier de surveillant de prison. Il est élève à l'ENAP, l'Ecole Nationale d'Administration Pénitentiaire, située à Agen.

Couché, transi, devant la porte

A son arrivée à Epinal, après 12 heures de train, il contacte dimanche vers 22 heures la prison pour signaler sa présence. Selon un témoin cité par Vosges Matin, "Il aurait du être accueilli par un cadre formateur". Mais son coup de téléphone à la prison reste sans suite. Résultat, le jeune Guyanais se retrouve devant la porte de la prison alors que la température est de moins 7 degrés. N'ayant pas un sou en poche pour prendre une chambre d'hôtel, il n'a d'autre choix que d'attendre devant l'établissement pénitentiaire. Peu avant minuit, un gardien de prison titulaire qui habite à côté de la prison découvre le jeune homme allongé au sol, frigorifié. 

Indignation syndicale et réponse de la direction

Le surveillant accueille chez lui le jeune stagiaire, le sauvant sans aucun doute d'une grave hypothermie. Dés le lendemain, lundi 5 décembre, la mésaventure du surveillant stagiaire fait le tour de la prison et la CGT pénitentiaire s'en émeut, mettant en cause la direction de la prison. Le directeur de l'établissement, Alain Cacheux, interviewé par Vosges Matin, affirme pourtant qu'il n'y a pas de raison de polémiquer. Selon lui,  le stagiaire aurait dû se présenter lundi et non dimanche soir. Le directeur reconnait tout de même que, malgré deux premiers mois de formation à l'ENAP, le stagiaire n'avait toujours pas perçu d'argent. Il vivait grâce aux mandats envoyés par sa famille. 

Et maintenant ?

Le directeur de la maison d'arrêt indique que le jeune stagiaire a fini par percevoir son solde. Il est désormais logé dans un appartement où sont accueillis les élèves de l'ENAP. 
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