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Fin de grève à la SLN en Nouvelle-Calédonie : le nickel grimpe, aidé par le dollar et la Chine

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SLN25 Doniambo
Usine de la société le Nickel SLN à Doniambo en Nouvelle-Calédonie ©Alain Jeannin
En Nouvelle-Calédonie, après une semaine de grève, le syndicat SGTINC, a signé lundi soir à Nouméa un protocole de fin de conflit avec la direction de la Société Le Nickel (SLN) filiale du producteur minier français Eramet. Au même moment, le nickel grimpe à Londres.
Cet accord prévoit, notamment, un calendrier de discussion sur l'organisation du travail et l'application du plan de performance dans la société ainsi que « des mesures d'accompagnement » pour deux salariés licenciés récemment.

Au même moment, les cours des métaux de base échangés sur le London Metal Exchange (LME) poursuivent leur progression en ce début de semaine profitant d'un accès de faiblesse du dollar américain et d'une accélération de l'activité en Chine.

Dollar & nickel

Le billet vert est tombé à son cours le plus bas depuis 13 mois face à l'euro, lesté par des doutes grandissants sur la capacité de la Réserve fédérale américaine (Fed) à poursuivre son resserrement monétaire dans l'immédiat.
L'affaiblissement du dollar rend plus attractifs, car moins onéreux les achats de matières premières libellées dans la monnaie américaine, comme les métaux de base, pour les investisseurs munis d'autres devises.

En outre, "les cours des métaux ont profité d'un éclaircissement" des conditions de financement en Chine, ont relevé les analystes de Commerzbank. En effet, l'activité manufacturière en Chine a repris son accélération en juin, à un rythme plus fort que prévu, selon un indice industriel officiel publié vendredi.

La Chine atelier du monde

"Le moral dans l'industrie s'est ainsi amélioré de façon significative à la fin du trimestre", ont noté les analystes de Commerzbank. La Chine est le plus gros consommateur de métaux industriels au monde. "Des craintes de ralentissement de la croissance chinoise au cours du second semestre ont été le principal lest pour les prix des métaux industriels ces derniers mois, mais étant donné les récents mouvements sur les prix, les ajustements de positions et la baisse des stocks ( -7 % pour le nickel ), ces inquiétudes semblent se dissiper", ont observé les experts en métaux d'UniCredit. Seule ombre au tableau, la position des Philippines. On saura dans moins d'un mois si Manille décide ou pas de reprendre ses exportations de minerais. Quoi qu'il en soit, le Metal Bulletin estime que "le marché à déjà largement intégré ce risque dans le cours du nickel".

Fondamentaux positifs

"L'idée dominante sur la Chine est désormais que l'économie est en phase de stabilisation et non de ralentissement", ont poursuivi ces analystes. Et au niveau mondial, "les réserves diminuent et les prix montent, ce qui laisse à penser qu'une amélioration de la demande physique ou pour la reconstitution de stocks" est en cours, a-t-on relevé chez UniCredit.

Baromètre du marché, le cours de la tonne de cuivre est monté vendredi à 5.965 dollars, son niveau le plus fort en trois mois. Le nickel vaut 9.410 dollars la tonne lundi, il progresse de 4,21 % sur cinq jours.
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