La France abrite 10 % de la biodiversité mondiale connue grâce aux Outre-mer

environnement
La biodiversité Outre-mer
La biodiversité Outre-mer ©DR
Le Muséum national d'Histoire naturelle publie sa liste annuelle des espèces décrites et recensées sur l’ensemble du territoire. 182 498 espèces de faune et de flore, terrestres et marines, ont ainsi été inventoriées en 2016 ce qui représente près d’une espèce sur dix sur la planète. 

Grâce à ses expéditions Outre-mer notamment en Guyane, en Guadeloupe, en Nouvelle-Calédonie ou en Martinique, le Muséum nationale d’histoire naturelle annonce ce jeudi qu’une espèce sur dix connue est recensée en France. "Cette liste n’est pas encore exhaustive et est complétée d’année en année", précise le Muséum dans un communiqué tout en notant "la progression importante des connaissances en Outre-mer et pour les invertébrés". 

Expédition scientifique
©Roger le Guen/Biosphoto


Responsabilité particulière

A la veille de la COP22 au Maroc, la France a donc une responsabilité particulièrement importante pour la protection de sa biodiversité terrestre et la préservation des océans, particulièrement des récifs coralliens.  "La moitié des mammifères marins sont présents dans les eaux territoriales françaises et 20% des espèces d’échinodermes et de cnidaires (coraux, méduses...) dans le monde peuplent les milieux marins de France métropolitaine et d’outre-mer", précise le Muséum. 

Poisson nageant dans les coraux
Poisson nageant dans les coraux ©IRD

 

Oiseaux, mammifères, insectes

Les espèces françaises d’oiseaux et de poissons - d’eau douce et marins - représentent respectivement un quart et un cinquième de la diversité mondiale. Une espèce sur dix chez les mammifères terrestres, les plantes vasculaires, les vers et les mollusques, est française.

Aplysia parvula, mollusque de Mayotte
Aplysia parvula, limace de mer de Mayotte ©MNHN


Enfin, les insectes représentent à eux seuls près de la moitié des espèces recensées sur le sol français, mais seulement 7% des espèces au niveau mondial. Néanmoins, les invertébrés nécessitent encore un long travail d’identification et de recensement sur le territoire, particulièrement en outre-mer (notamment en Guyane française et en Nouvelle-Calédonie).