Gilles Elie Dit Cosaque, grand raconteur d'histoires

tranches de vie
Sans en revendiquer le statut, Gilles est un artiste visuel qui s'exprime à travers ses collages et ses photographies. Il réalise également des documentaires et vient de terminer son premier long métrage de fiction "Zépon". Le film sera sur les écrans des 7 Parnassiens à Paris à partir du 6 avril prochain.

"Zépon ça raconte l'histoire d'un homme qui à la suite d'un pari joue sa fille sur un combat de coq, mais ça lorgne un petit peu du côté du conte. Toute l'histoire du film c'est comment cet homme, comment cette fille qui n'est pas un objet, comment vont-ils faire pour se sortir de cette situation", en partant de choses de la vie qui touchent les Antilles, Gilles s'attaque au thème délicat mais universel des relations parents/enfants. En Outre-mer comme ailleurs l'image paternelle est parfois encombrante, ce qui met les enfants en grande difficulté face à un héritage familial pesant. 

"Je n'avais pas envie de gens qui jouent, j'avais envie de gens qui sont", pour cela le réalisateur a travaillé avec des acteurs qui ressemblent à leurs personnages. Des comédiens qu'il connait bien et auxquels il accorde une certaine liberté dans les dialogues. Le film a été tourné dans le sud de la Martinique, dans la région du Saint-Esprit.

En tournant "Zépon" Gilles Elie Dit Cosaque s'est encore un peu plus rapproché de sa culture antillaise : "C'est une culture que j'aime, que je connais et que j'apprécie. Plus je tourne là-bas et plus j'ai des envies de faire là-bas parce que c'est une mine fabuleuse à histoires et ce sont encore des cultures, des régions et des mentalités qui ne sont pas assez justement mises en valeur."