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Google met à l’honneur l'écrivain René Maran sur sa page d'accueil

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doodle René Maran
©Google
Ce mardi 5 novembre marque le 132ème anniversaire de la naissance de l’écrivain guyanais René Maran. Un événement qui n'est passé inaperçu chez Google qui a  modifié son logo afin de mettre en avant sur sa page d’accueil cette figure peu connue de la littérature francophone.
 
L’équipe d'illustrateurs et d'ingénieurs travaillant sur le logo Google a choisi de célébrer René Maran dans son "doodle" du jour. Né le 5 novembre 1887, il y a tout juste 132 ans, sur un bateau qui emmenait ses parents guyanais à Fort-de-France en Martinique, il est le premier écrivain noir à avoir reçu le prix Goncourt. C’était en 1921 pour le roman Batouala. 

Qu’est-ce qu’un doodle ?

Un "doodle" est une modification apporté au logo Google "pour célébrer des fêtes et des anniversaires, ainsi que pour commémorer la vie d'artistes, de pionniers et de scientifiques célèbres", expliquent les services du géant d’internet. D’après Google, ce sont les employés et les utilisateurs du moteur de recherches qui suggèrent les idées de dessins.

Le concept existe depuis 1998, avant même que la société ne soit officiellement fondée. Plus de 4 000 logos modifiés ont, depuis, été créés pour les pages d'accueil du monde entier. Le logo modifié de Google mettant en avant René Maran est à la une de la version française du site.
 

Qui a réalisé le dessin ?

C’est Irène Tardif qui a dessiné le portrait de René Maran en une du moteur de recherches ce mardi. Basée à Marseille, l’artiste, qui aime particulièrement dessiner des portraits mélancoliques, s'est dite "très surprise de voir le peu de lumière portée sur le travail et la vie de René Maran, principalement à cause du contexte politique dans lequel son livre a été publié". Le prix Goncourt attribué à un écrivain noir 1921 avait provoqué un scandale à l’époque. Pourtant, l'œuvre de René Maran a inspiré de nombreux écrivains.

"Ce projet a été un vrai défi parce que la vie de cet auteur est très riche et son œuvre traite de sujets plutôt sensibles qui ne doivent pas être caricaturés, poursuite Irène Tardif. J’ai donc été très heureuse mais aussi très prudente quant à la direction que je souhaitais donner à ce dessin."

 
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