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Grand débat national: "Assez de paroles, assez de pata pata, assez de bloublou" dit Gabriel Serville, député de Guyane

Gabriel Serville, député de Guyane, a souligné mardi 2 avril dans une intervention à l'Assemblée nationale le "flop sans précédent" du Grand débat national Outre-mer. Il a également dénoncé l'immobilisme de l'Etat en Guyane. 

  • Par Pierre Lacombe
  • Publié le , mis à jour le
"Nou gon ké sa ! Assez de paroles, assez de pata pata, assez de bloublou". Gabriel Serville a dénoncé en ces termes ce mardi 2 avril à l'Assemblée nationale l'organisation du Grand débat national. Deux ans après le conflit social qui a paralysé la Guyane durant plusieurs semaines, le député de Guyane (groupe Gauche démocrate et républicaine) a dressé un constat accablant.
 

Entre assises des Outre-mer et États généraux de la Guyane, voilà dix-huit mois que vous nous menez en bateau à coup de réunions, de débats, de tables rondes et d'échanges qui n'aboutissent à rien de concret, rien de palpable si ce ne sont quelques mesurettes dont nous voyons mal en quoi elles seraient de nature à améliorer le quotidien des Guyanais. 

- Gabriel Serville, député de Guyane  


Gabriel Serville a également souligné dans son intervention l'échec du Grand débat national dans la majorité des territoires d'Outre-mer. "A peine 200 contributions ont émergé, un chiffre qui en dit long sur le lien de confiance entre les ultramarins et Paris", a t-il indiqué tout en précisant que, "les ateliers organisés la semaine dernière à Cayenne n'ont pas dépassé la trentaine de participants, preuve s'il en faut que nos concitoyens ne sont pas dupes quant à l'unique objectif de cette initiative, vous offrir une tribune et un espace de communication à bas-coût."

Regardez l'intervention de Gabriel Serville à l'Assemblée nationale : 


La réponse de François de Rugy

Réagissant quelques minutes plus tard à la tribune, le ministre de la Transition écologique a expliqué qu'il avait demandé la traduction de ces expressions créoles à Gabriel Serville.

Pata pata, c'est l'équivalent du bla bla et le bloublou c'est de chercher à éblouir. Mais en l'occurrence ce Grand débat n'a été ni un pata pata ni un bloublou puisque puisque nous avons été à la rencontre des Français pour leur permettre de s'exprimer. Il y a eu plus de 10.000 réunions.

- François de Rugy, ministre de la Transition écologique 



Le ministre n'a pas commenté le cas particulier des Outre-mer. 

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