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Grand Raid 2017: Xavier Thévenard, et si c'était lui ?

Un mois après voir avoir terminé quatrième de l'Ultra-Trail du Mont-Blanc, Xavier Thévenard s'alignera le 19 octobre au départ de la Diagonale des fous à La Réunion. 

© JEAN-PIERRE CLATOT / AFP
© JEAN-PIERRE CLATOT / AFP
  • Par Pierre Lacombe
  • Publié le

Pourquoi ce choix de vous aligner au départ de la Diagonale des Fous un mois seulement après l'Ultra-Trail du Mont-Blanc ?

La Diagonale des fous est une course mythique, il y a une bonne ambiance, un plateau relevé... C'est tout ça à la fois qui me fait revenir à La Réunion, j'aimerais enfin terminer ce Grand Raid* et traverser l'île en diagonale. 

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l avait abandonné lors de sa seule tentative en 2014


Ne faut-il pas être justement un peu fou pour effectuer 170 km en 24 heures ?

Oui, en effet, cela peut paraître fou. Ce n'est pas quelque chose d'inscrit dans les mœurs. C'est un peu décalé, pas ordinaire, mais c'est aussi ce qui en fait son charme. Si, demain, tout le monde se levait en se disant "bon, aujourd'hui, je vais courir 170 kilomètres en 24 heures", alors oui ça deviendrait banal. 

Vous avez grandi sur le plateau du Retord dans l'Ain, aux Plans d'Hotonnes, avec en toile de fond le Mont-Blanc. Parcourir la montagne, est-ce devenu naturel, presque inné pour vous ? 

Quand on a vécu toute son enfance ici, entouré par la nature, avec ces grandes forêts de hêtres, on n'a pas d'autres centres d'intérêt que le sport et la nature. En fait, c'est devenu naturel depuis que je suis enfant. Il m'arrivait de faire 15 km à pied pour me rendre à l'école plutôt que de prendre le bus.

© EC
© EC
Que faut-il, selon vous, pour gagner le Grand Raid ?

Il faut d'abord attaquer. Après, il y a les difficultés tout au long du parcours. Quand on fait de l'Ultra-Trail, on ne sait jamais quand viendra le coup de barre. Il est impossible de faire une épreuve comme La Diagonale des Fous sans avoir à un moment ou à un autre une souffrance, des douleurs... Il faut gérer au mieux son alimentation et son allure. Je crois que c'est la clé de la réussite pour aller au bout. Il y a des montées particulièrement raides, mais si je suis dans un bon jour, le Maïdo ça peut passer très bien. Il ne faut jamais baisser les bras. Pour aller au bout, il faut persister. Je vais déjà faire la course, je me préoccuperai après du résultat...

Comment expliquez-vous que les Réunionnais ne gagnent plus le Grand Raid ?

C'est difficile à dire. Sur le continent européen, il y a une grande diversité de coureurs avec un bon niveau. La compétition fait augmenter le niveau et nous aide à progresser. Comme nous sommes plus nombreux, nous progressons davantage ensemble. À La Réunion, il y a forcément moins de compétiteurs et moins de concurrence même s'il y a de très bons coureurs. 

(Propos recueillis par Eric Cintas)

 

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