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Grève à Mayotte: les réseaux sociaux prisés des internautes

France
Mayotte Bandrele
Barricade à l'entrée du village de Bandrele ©ORNELLA LAMBERTI / AFP
Les médias nationaux ont mis du temps à se pencher sur la situation à Mayotte. En conséquence,  nombreux sont les internautes qui ont préféré se tourner  vers les réseaux sociaux pour s'informer et communiquer .
Seizième jour de grève générale à Mayotte.  Si les médias nationaux commencent tout juste à informer sur la situation du 101e département et les revendications des grévistes, les internautes restent nombreux à déplorer leur faible d'intérêt sur le sujet et à privilégier les réseaux sociaux, Twitter en tête.
 
Depuis le 30 mars, les grévistes réclament "l'égalité réelle", à savoir l'alignement de Mayotte, passée département depuis 2011, sur les autres départements français. Parmi les revendications: les allocations familiales, la construction de nouvelles infrastructures scolaires, ou encore l'application du code national du travail sur place.
Gouvernement et médias sont restés silencieux pendant deux semaines. Et ce sont les réseaux sociaux qui ont donné l'alerte. Dès le début de la  grève,  plusieurs tweets déplorant le silence des médias nationaux et du gouvernement ont été retweetés de nombreuses fois. Le hashtag #savemayotte a été créé pour l'occasion.

 

Le réveil de la presse nationale

Depuis, la donne a changé.  Le préfet de Mayotte Seymour Morsy était ce mercredi l'invité de France Info. L'occasion pour lui de contester le terme de "grève générale".
L'ensemble des médias nationaux, presse, radio et télévision   se sont penchés sur la situation explosive du département de l'Océan Indien. Les articles sur le sujet sont désormais légion, et une simple recherche "Mayotte" dans le moteur de recherche Twitter donne de nombreuses occurrences, notamment des articles de médias hexagonaux qui tentent d'expliquer les origines du conflit.
 
 

Le gouvernement envoie des renforts

Les médias n'ont pas été les seuls à éprouver quelques retards à l'allumage. Au-delà des revendications et des barrages bloquant les accès routiers, ce sont surtout les actes de vandalismes, commis par des casseurs depuis le week-end du 9 et 10 avril qui exaspèrent les habitants, qui ont entraîné une réaction du gouvernement.
La ministre des outre-mer George Pau-Langevin a annoncé l'envoi de renforts sur place pour calmer la situation, notamment à Mamoudzou, dans les quartiers de Mtsapéré, Cavani et Doujani. Sur le plan judiciaire, trois jeunes casseurs, ont été condamné mercredi 13 avril à de la prison ferme (jusqu'à 8 mois). Regardez le reportage de Mayotte 1ère :

Des réactions tardives, qui n'enrayent pas la circulation de l'information sur Twitter. Les internautes mahorais profitent du site de miccroblogging pour illustrer le quotidien d'un département presque à l'arrêt depuis deux semaines.
 Ainsi, @739shines envoie une vidéo de la queue devant la station d'essence de Chirongui de jeudi. 
Autre exemple, cette missive postée par Robin, à François Hollande. Cet élève de 8 ans a tenu à alerter le président de la république sur les conditions dans lesquelles lui comme tous les élèves de son école sont contraints d'étudier: Trois élèves sur deux places, et un système de rotation sur la journée afin de pouvoir accueillir tous les élèves.


 Une lettre, qui, bien que postée mi février et donc bien avant le début du conflit,  connaît depuis quelques jours une très forte audience sur les réseaux sociaux.
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