outre-mer
territoire

Le groupe ultramarin a peu de chance de voir le jour à l'Assemblée nationale

politique
Olivier Serva
©France Ô / Bertrand Guay / AFP
Le groupe ultramarin à l'Assemblée, que souhaitait créer le député de Guadeloupe Olivier Serva (REM), a peu de chance de voir le jour, a-t-il concédé vendredi soir, à la suite d'une dernière réunion avec les députés partants pour ce projet.
M. Serva voulait former un groupe ultramarin à l'Assemblée nationale "pour faire entendre la voix des ultramarins dans l'hémicycle".
 
Mais vendredi soir, "d'un point de vue arithmétique on n'est pas à quinze députés", a-t-il expliqué, précisant que la dernière réunion avait rassemblé une dizaine de personnes, dont les quatre députés de Guadeloupe et les trois députés corses, autour de l'idée de "défendre la diversité, l'écologie, les territoires".
 

Des députés corses, polynésiens, guadeloupéens… et Jean Lasalle

Ce groupe, qui aurait pu s'appeler plus largement "groupe de la diversité" (entre autres idées évoquées), réunit pour l'instant, outre les députés corses et guadeloupéens, et éventuellement le député indépendantiste de Polynésie Moetai Brotherson et celui de Martinique Jean-Philippe Nilor (REG), ainsi que Jean Lassalle, député des Pyrénées-Atlantiques, a précisé M. Serva.
 

"Influer sur l'ordre du jour dans la discussion des textes"

Moetai Brotherson avait justement évoqué mercredi des discussions autour d'un groupe "d'élus indépendantistes, nationalistes corses, souverainistes ou partisans 'd'une République un peu moins jacobine' ".
Pour M. Serva, qui devrait donc siéger avec le groupe En Marche, la constitution d'un groupe ultramarin aurait été "pour nos compatriotes ultramarins l'occasion de bénéficier d'une place de droit au sein de la conférence des Présidents de l'Assemblée Nationale, ce qui, en plus d'être inédit, nous permettrait d'influer sur l'ordre du jour de la discussion des textes", expliquait-il dans une lettre adressée en avril à tous les candidats aux législatives en Outre-mer.
 

Plusieurs députés d'Outre-mer opposés à l'idée

Mais de nombreux des 27 députés ultramarins élus avaient déjà indiqué qu'ils ne souhaitaient pas en faire partie, à l'instar par l'exemple de l'ancienne ministre des Outre-mer et députée de la Réunion Ericka Bareigts (PS), du Réunionnais Thierry Robert (Modem), du Martiniquais Serge Letchimy (DVG) qui va siéger avec le PS (dans un sous-groupe outre-mer), ou du Guyanais Gabriel Serville (DVG).
 
Les deux députées polynésiennes Maina Sage et Nicola Sanquer, souhaitant rester "en cohérence" avec leur volonté de soutenir la majorité présidentielle", étaient plutôt dans l'optique de siéger, comme dans la précédente législature, sous l'étiquette UDI, a expliqué Mme Sage.