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Guadeloupe: premier jour de grève générale au CHU pour dénoncer les conditions de travail

Un mouvement de grève générale a débuté mardi au CHU de Guadeloupe et l'accès à l'établissement a été bloqué par une trentaine de personnes. Les syndicats dénoncent les conditions de travail du personnel depuis un incendie en 2017.
 

Premier jour de grève générale au CHU de Guadeloupe © Guyane la1ère
© Guyane la1ère Premier jour de grève générale au CHU de Guadeloupe
  • La1ère avec Guyane la1ère et AFP
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Interrogée mardi par le sénateur de Guadeloupe Dominique Théophile sur "la situation catastrophique du CHU" et "le ras-le-bol" du personnel, la ministre de la Santé Agnès Buzyn a salué "l'engagement des équipes qui effectuent un travail absolument remarquable de prise en charge des patients dans des conditions difficiles en raison de la dispersion des sites sur l'île".
La question du sénateur de Guadeloupe Dominique Théophile et la réponse de la ministre de la Santé
 
Victime d'un incendie majeur le 28 novembre 2017, le CHU de Guadeloupe fonctionne depuis de façon perturbée. Plusieurs services ont été délocalisés dans des locaux transitoires inadaptés, selon le personnel. 
    
A l'appel d'une intersyndicale (CGTG -Union générale des travailleurs guadeloupéens), des grévistes ont fermé les grilles du CHU mardi matin. "Tous les services sont concernés par le mouvement, principalement à l'administratif, car le personnel soignant a une obligation de service minimum", a indiqué Gaby Clavier, de l'Union des travailleurs de la santé (branche de l'UGTG), assurant que le mouvement était "bien suivi".

Réaction de la porte parole du collectif Défense CHU Guadeloupe
"Le blocage est en cours, j'ai fait un constat d'huissier et je vais saisir le tribunal pour demander d'ouvrir l'hôpital", a réagi Gérard Cotellon, directeur du CHU qui dit n'avoir que trois grévistes déclarés officiellement.

Le professeur Suzy Duflo, présidente du comité médical de l'établissement, s'est exprimée sur l'organisation de l'hôpital en ces temps de grève et se veut de son côté rassurante :
Le conflit a débuté le 10 juillet au service d'accueil des urgences (SAU) et à la maternité, délocalisés depuis l'incendie. Au SAU, les soignants et brancardiers protestent contre l'exiguïté des locaux et le manque de moyens humains et matériels.

"Le plan de réorganisation de l'offre de soins et la situation structurelle de l'établissement devraient être stabilisés en 2020", a affirmé Mme Buzyn.  
    

Ce plan a fait l'objet d'un financement conséquent à hauteur de 54 millions d'euros pour la livraison d'un nouveau pôle parents-enfants en octobre 2020" et la réhabilitation des premiers services aux urgences d'ici la fin de l'année. Les blocs seront de nouveau opérationnels au 1er semestre 2020
Agnès Buzyn, ministre de la Santé 

    
L'établissement fait aussi face à des difficultés budgétaires importantes. Avec une dette fournisseurs "qui avoisine les 49 millions d'euros", il "ne peut assumer dans de bonnes conditions l'approvisionnement des denrées et médicaments pour les patients", selon le sénateur Théophile.
    
"Une aide supplémentaire en trésorerie a été versée à l'établissement début juillet, ce qui permettra d'atteindre 48 millions d'euros d'aide pour les six premiers mois de 2019", a répondu Agnès Buzyn.
 

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