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Le Guadeloupéen Fabrice Boromée condamné à 4 années de prison supplémentaires

justice
Fabrice Boromée
©AFP
Incarcéré et placé à l’isolement dans la prison de Vendin-le-vieil, Fabrice Boromée a été condamné par le tribunal correctionnel de Tarascon à quatre ans de prison pour violence sur un surveillant de la prison d’Arles. Il réclame en vain son transfert en Guadeloupe. 
 
Fabrice Boromée cumule les peines de prison. La dernière en date lui a été signifiée par le tribunal correctionnel de Tarascon ce mardi 16 juillet : 4 ans de prison ferme pour violences sur un surveillant.  Les faits se sont produits à la prison d’Arles en 2014. Fabrice Boromée a molesté un surveillant avec qui "il s’était embrouillé au sujet du repas" a-t-il confié à son avocat, Etienne Noël.

Agression d'un surveillant à Arles

Tribunal correctionnel de Tarascon
Tribunal correctionnel de Tarascon ©Leia Santacroce

Combat numéro un

Depuis son incacération en Guadeloupe en 2010 pour un vol de scooter qui a failli mal tourner puis son transfert en métropole en 2011, Fabrice Boromée n'a pas cessé d'aller d'établissements pénitentiaires en établissements pénitentiaires. "Lui ce qu'il souhaite, c'est son retour en Guadeloupe, c'est son combat numéro un. L'administration pénitentiaire étant sourde à ses demandes, les rapports avec les surveillants sont très tendus", explique son avocat. 

Les prisons de Fabrice Boromée
Douze des établissements pénitentiaires par lesquels Fabrice Boromée est déjà passé : Baie-Mahault en Guadeloupe, puis Fresnes, Saint-Maur, Clairvaux... ©DR / Montage La1ère

Demande de transfert

A 38 ans, Fabrice Boromée a beau réclamer sa demande de transfert en Guadeloupe, l’administration pénitentiaire ne semble pas prête à l’écouter. Ses violences répétées à l’égard des surveillants n’arrangent rien à sa situation carcérale particulièrement dure. Depuis 7 ans, Fabrice Boromée est placé à l'isolement. Les surveillants qui l'approchent sont casqués. Il est même menotté lorsqu'il se rend au parloir pour voir son avocat. 


Situation inextricable

Maître Etienne Noël se désole de cette situation. Certes, il est bien conscient que les violences répétées de son client ne plaident pas en sa faveur. Fabrice Boromée s’est en effet illustré en 2012 pour avoir agressé le directeur de la maison centrale de Clairveaux, puis pour avoir pris en otage un surveillant de la prison d’Alençons-Condé-sur-Sarthe (Orne) en janvier 2013. Ces deux délits lui ont valu respectivement 15 mois ferme, puis huit de prison. Si l'on ajoute tous les autres délits, Fabrice Boromée ne sortira pas de prison avant 2041. 

Un détenu connu


Double peine pour les Ultramarins

Pour Etienne Noël, les violences répétées de Fabrice Boromée ne sont certes pas excusables, mais elles trouvent leur origine dans une situation carcérale particulièrement brutale et injuste à l'égard des détenus transférés d'Outre-mer. Etienne Noël connaît bien la situation. Il a dû batailler pendant des dizaines d'années afin que ses clients réunionnais Casanova Agamemnon et Serge Lebon puissent repartir dans leur département d'origine. "Tous mes autres clients d'Outre-mer sont victimes de cette politique de transfert".   

Double peine


►Pour en savoir plus : l'interview de Fabrice Boromée en 2015 signée Leia Santacroce ¬


 
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